Betty Boop – Max et Dave Fleisher (1930’s)

Les frères Fleisher sont célèbres pour la série de cartoons axés autour de Betty Boop, première « star » de l’animation. Petite revue chronologique ici… et avec des films bien sûr :

Dizzy dishes – VO – 1930 

C’est la première apparition du personnage qui deviendra Betty Boop, dans ce talkartoon numéro 7. Les talkartoons sont un concept inventé par les frères Fleischer : dessins animés où les personnages chantent. Ils sont souvent accompagnés d’orchestres d’artistes importants, établissant ainsi de superbes liens avec le jazz d’alors, comme on le verra plus bas. A noter que les frères Fleisher ont aussi perfectionné et breveté la technique d’animation du rotoscope (voir ici sur wikipedia). La future Betty Boop est ici juste l’amie de Bimbo (le héros alors des talkartoons, avant de se faire supplanter plus tard par Betty Boop).  Son dessinateur, un certain Myron « Grim » Natwick, dira : « J’ai juste dessiné un petit chien à qui j’ai rajouté des jambes de femmes et ce qui est devenu des boucles d’oreilles par la suite étaient d’abord des longues oreilles« . Une chanson qu’elle interprète se finit par le refrain devenu célèbre :  « Boop boop a doop« .

Natwick précisera s’être inspiré de la chanteuse (réelle) ‘Helen Kane, qui intentera un procès en 1932 aux Fleischers pour concurrence déloyale et appropriation injustifiée de son image dans les dessins animés, aux conséquences nuisibles sur sa carrière. Elle perd le procès en 1934. Pour le moment, en 1930, ce n’est pas encore une personne qui prête sa voix imitatrice au cartoon, mais plusieurs, à tour de rôle… Il faut attendre Mae Questel. Voir le petit documentaire ci-dessous :

Silly scandals – VO – 1931

Quatrième apparition, toujours aux côtés de Bimbo et avec ses oreilles de chien. Pour la première fois, elle prend le nom de Betty Boop. Et c’est la première fois aussi que Mae Questel prête sa voix, engagée par la Paramount lors d’un concours d’imitation d’Helen Kane. Elle sera la plus régulière désormais, devant Ann Little et Bonnie Poe, et c’est elle qu’on entend de nouveau dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988). Dans ce dessin animé, Betty Boop chante « You’re drivin’ me crazy »… 

Kitty from Kansas city – VO – 1931

Première incursion quasi Solo et vedette, mais en tant que « Kitty » pour ce dessin animé inclus dans une série de la Paramount, intitulée Screen songs. Des évolutions sensibles et notamment de longues boucles d’oreille.

Mask-a-raid – VO – 1931

Lors de cette neuvième apparition, Betty Boop n’est plus représentée avec ses oreilles de chien,  mais à la place des boucles d’oreille qui ne bougeront plus. Le générique annonce aussi l’importance qu’elle prend : Bimbo est secondaire, BettyBoop la tête d’affiche. Betty prend une allure plus sexy et déhanchée. 

Dizzy red riding hood – VO – 1931

Un petit chaperon rouge, en jupe… pour un loup qui en bave.

Boop-ooup-a-doop – VO – 1932

Avec la présence de Bimbo et Koko le clown, ce dernier étant la star d’une série précédente des Fleischers : Out of the inkwell. Ici, la provocation va un peu plus loin que le précédent, en fin de cartoon. 

Minnie the moocher – VOSTF – 1932  // Musique : Cab Calloway & His Cotton Club Orchestra.

Enorme apport de Cab Calloway, qui apparaît avec son orchestre à l’entame du cartoon. Chef d’oeuvre dans l’ensemble !

Crazy town – VO  – 1932

Stopping the show – VO – 1932

Ce cartoon inaugure la série à proprement parler Betty Boop. Elle imite Maurice Chevalier…

Bamboo isle – VO – 1932

I’ll Be Glad When You’re Dead, You Rascal You – VO – 1932 // Musique : Louis Armstrong

Snow white – VO – 1933 // Musique : Cab Calloway

The Old Man Of The Mountain – VO – 1933 // Musique : Cab Calloway et son orchestre

Encore un bijou ! 

I heard – VO – 1933 // Musique : Don Redman et son orchestre

A partir de 1934, le fameux code Hays se durcit et surveille de très près le cinéma américain (représentation de la sexualité, violence etc). La Paramount exige des frères Fleisher qu’ils allègent le côté sexy de Betty Boop. Elle se fait ainsi moins sexy (vêtements revus etc) et les rôles changent. Le personnage de Betty tombe davantage dans le conventionnel… Des personnages secondaires sont espérés la remplacer (Pudgy le chien, et Grampy le scientifique), mais elle sera encore dans les cartoons jusque 1939, malgré une absence de deux ans au générique ! Des cartoons qui perdent vis à vis des précédents par cette perte de provocation, de folie, de femme indépendante et libre. Néanmoins pas mal de cartoons valent le détour et on n’est pas encore à la grosse récupération industrielle. Car plus tard c’est Coca cola and co qui vont en faire une image de marque. Betty Boop en est réduite à sa seule sexualité et à son refrain. Marque de fabrique pour faire vendre, elle est vidée de son contenu originel, véhiculé par les cartoons des frères Fleishers. Un dossier fort intéressant et approfondi réalisé sur zewebanim.

Hahaha – VO – 1934

Poor cinderella – VO – 1934

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