QUEEN (vidéo clips)

J’inaugure une rubrique VIDEO CLIPS où il est donc question de poster des clips avec une petite présentation de ces films, dans la mesure du possible. 

Ainsi la première note de cette rubrique se consacre à des clips de Queen, un des groupes pionniers du en la matière. Les présentations sont tirées de wikipedia. 

 

Bohemian rhapsody – 1975

Le clip ou plutôt, la vidéo promotionnelle (promo) du morceau est dirigée par Bruce Gowers, qui met en image les idées du groupe. Cette vidéo est particulièrement destinée à promouvoir les tournées du groupe et à leur permettre de faire une apparition dans l’émission Top of the Pops. Tournée en un peu plus de quatre heures sur le plateau de répétition du groupe à l’aide du camion de tournage d’un des manageurs du groupe, elle coûte 4 500 lires à produireTous les effets visuels sont réalisés lors du tournage. L’ effet de Larsen visuel sur le visage, plus connu sous le nom de « Feedback Video », est obtenu en intercalant le sujet filmé (en l’occurrence, Mercury) entre la caméra et un moniteur, placé dans l’axe, reproduisant l’image filmée. Il suffit alors de décaler légèrement ledit moniteur, qui se retrouve dans le champ de la caméra, pour un effet de multiplication à l’infini. Le clip de Bohemian Rhapsody est souvent désigné comme « la toute première vidéo promotionnelle », le « premier vidéoclip »ou la « première vidéo pop ». En fait, Queen fait réaliser des vidéos promotionnelles – assez simples – pour les chansons Liar et Keep Yourself Alive, issues du 1er album, dès le tout début des années 1970, à l’instar d’autres groupes et artistes. Cependant, il est vrai que le succès du morceau et de son clip a fortement contribué à généraliser ce mode de communication chez les majors du disque et les labels plus modestes. Ce type de vidéo permet à l’époque de présenter les nouveautés dans des émissions comme Top of the Pops sans que les artistes aient besoin d’être physiquement présents. En outre, l’avènement du clip permet aux musiciens de choisir eux-mêmes l’accompagnement visuel de leurs morceaux, plutôt que de le confier à des troupes de danseurs spécialisées.

 

Bicycle race – 1978 

Afin de promouvoir l’album Jazz, Queen eut l’idée d’organiser une course de bicyclettes qui se tint au Wimbledon stadium à Londres, le 17/09/78. Cette course un peu particulière se composa de 65 femmes nues. Une photo prise cette journée servira plus tard à créer la pochette du single. Lorsqu’on voulut rendre les vélos de location, le loueur, ayant appris à quoi ils avaient servi, refusa de les reprendre tels quels et exigea de Queen le remboursement intégral de toutes les selles. Alors qu’ils enregistraient la vidéo pour le clip de Fat bottomed girls, Queen et le réalisateur Dennis De Vallance enregistrèrent également ce qui devait devenir le clip de cette chanson, sous forme de performance scénique, lors du premier concert du Jazz Tour qui se tint à Dallas. Cependant, après en avoir vu les images, le groupe décida qu’elles ne convenaient pas au montage qu’ils souhaitaient faire avec la course de bicyclettes précédemment organisée. Le clip de la chanson sera finalement un montage d’images du groupe et de la course de bicyclettes, dont les images furent traitées (filtres de couleurs et autres distorsions) afin d’éviter la censure.

 

Don’t stop me now – 1979

La vidéo de la chanson, tournée par Jorgen Kliebenst, est en fait une interprétation live de celle-ci, filmée lors du passage du groupe au Forest National en Belgique le 26/01/79. Comme la plupart des clips des années 70, celui-ci est assez primaire : filmé avec une seule caméra, tout le groupe est rassemblé sur la scène afin que les quatre membres tiennent ensemble dans le champ de celle-ci. Mais, contrairement aux autres clip du groupe, le réalisateur n’a pas choisi de se focaliser sur Mercury et les quatre membres ont tous la même importance à l’image. Tourné sur pellicule contrairement en vidéo, la qualité du clip s’en trouve amélioré.

 

Save me – 1979

Le clip de la chanson, réalisé par Keith McMillan, a été tourné au Rainbow Theatre en décembre 1979 et une semaine plus tard au Alexandra Palace Theatre à Londres, juste avant Noël. La vidéo comprend une grande première pour Queen, et pour les clips en général : le mélange de séquences live et de scènes animées, éléments qu’ils reprendront six ans plus tard pour A kind of magic. Les parties animées ont été storyboardées par Brian May lui-même, tout comme le concept de la vidéo, tel qu’il le déclare en commentaire du DVD Greatest Video Hits 1. Brian s’est assuré que l’animation colle parfaitement au thème de la chanson en travaillant étroitement avec le réalisateur afin de restituer au mieux l’interaction entre Freddie Mercury et les éléments animés, une idée qui sera maintes fois copiée par la suite.

 

Under pressure – 1981 

Lorsque vint le moment de tourner un clip pour la chanson Under Pressure, il était impossible d’accorder les plannings respectifs de Queen et de David Bowie. Il fut alors demandé au réalisateur David Mallet de produire un clip convenable, sans la participation des artistes. S’inspirant du thème de la chanson, la « pression » (« pressure »), il compila plusieurs images d’embouteillages, de manifestations, grèves, explosions, voitures à la casse et plusieurs extraits de films muets des années 1920, le plus important étant Le cuirassé Potemkine, film russe de Sergei Eisenstein et le fameux Nosferatu de Murnau, un chef-d’œuvre de l’expressionnisme allemand de l’époque. Mêlant ces images montrant la constance de l’homme à s’autodétruire et à se faire du mal, le clip est ensuite contrebalancé par des scènes plus tendres et joyeuses (on y voit des foules appréciant des concerts et d’autres images de baisers), le clip a gagné une certaine notoriété. Il en existe deux versions, la première ayant disparu de la circulation : elle comprenait des images d’explosions en Irlande du Nord et pour cette raison, Top of the Pops a refusé de le diffuser. La version remaniée sans ces images est celle qu’on connait et qui figure sur le DVD Greatest Video Hits 2.

 

I want to break free – 1983

Le clip de I Want to Break Free , réalisé par David Mallet, est une parodie d’un soap opera britannique, Coronation street, qui existe depuis 1960. Tous les membres de Queen y sont habillés en femmes : on y voit Brian May, durant l’introduction, réveillé par un réveil à vapeur et qui croise successivement Freddie Mercury déguisé en femme de ménage (moustachue de surcroît) passant l’aspirateur, Roger Taylor en jeune étudiante préparant à manger, et John Deacon en vieille femme lisant son journal. La porte du placard située sous l’escalier qu’ouvre ensuite Mercury nous conduit directement à la deuxième partie du clip, dans laquelle on voit le groupe (habillé normalement) entouré de fans et portant des casques de mineurs. Filmé dans un entrepôt à côté desLimehouse Studios, il y faisait apparemment très froid (on était alors en mars 1984). La dernière partie du clip est une recréation d’un ballet de Vaslav Nijinsk, l’après-midi d’un faune, lui-même inspiré d’une oeuvre de Claude Debussy, et interprété par le Royal Ballet. Freddie Mercury s’était beaucoup entraîné avec les membres du ballet et la scène, chorégraphiée par Wayne Eagling (actuel directeur artistique de l’English National Ballet), nécessita une journée de tournage. Celui-ci fut interdit d’antenne aux USA par la chaîne MTV et fut, d’après Brian May, assez néfaste pour les ventes de disques de Queen dans ce pays, du moins jusqu’au décès de Mercury. La presse britannique accusa Queen de «corrompre la jeunesse». Quant aux USA, le clip y fut interdit d’antenne, contribuant au déclin de la popularité du groupe en Amérique- déjà mise à mal depuis le relatif échec de l’album précédent,Hot space. L’année suivante, lors du festival Rock in Rio se tenant à Rio de Janeiro, le groupe se produisait pour une foule de 250 000 personnes: Freddie Mercury interpréta la chanson dans la tenue qui avait fait scandale (avec une fausse poitrine encore plus imposante) jusqu’à ce que la foule devînt hostile et lui lançât des bouteilles et autres objets- Mercury se sépara vite de son déguisement et le public se calma. Après le concert, Queen apprit que la chanson était devenue en Amérique du Sud un véritable hymne à la libération et les spectateurs brésiliens, n’ayant jamais vu le clip à cause de la censure gouvernementale, avaient pris ce déguisement pour une provocation.

 

Radio Ga ga – 1984

Le clip de la chanson, réalisé par David Mallet et tourné le 23/11/83 dans les studios Shepperton à Londres, fut l’un des plus chers jamais produit par Queen dont le coût à l’époque dépassait les 110 000 livres  (environ 1 300 000 francs valeur 1984, 300 000 euros aujourd’hui). La vidéo rend hommage au film Metropolis de Fritz Lang sorti en 1926, dont plusieurs extraits sont intégrés au clip. En 1984, Giorgio Moroder produisit une version remontée et recolorisée du film, qu’il mit également en musique. Il collabora alors avec Mercurysur une chanson, Love Kills qui fut également intégrée au film remonté. En échange, Queen pu utiliser des images de Metropolis pour le clip de Radio Ga Ga, en payant cependant les droits d’utilisation nécessaires au gouvernement allemand. Les autres segments du clip montrent les membres de Queen dans un décor basé sur ceux du film, accompagnés d’ouvriers qui furent recrutés parmi les membres du fan club en un temps record. Le tournage se déroula en une journée, sous des lumières très chaudes, ce qui n’empêcha pas les fans d’être en forme. Le fameux clap des mains, que maintenant tous les fans connaissent, fut d’ailleurs inventé durant le tournage, et a été repris par les spectateurs lors de l’interprétation live de la chanson. On peut voir dans le clip des extraits sous forme d’album photos dont les pages se tournent d’anciens clips de Queen, notamment ceux de Bohemian rhapsody, Don’t stop me now… La version originale d’abord, qui fut diffusée à la télévision en 1984 et qu’on peut trouver sur la VHS The Works EP (devenue un collector), alors que la version qu’on peut trouver sur la VHSGreatest Flix II, qui est strictement identique, contient les mots « Thanks to Metropolis » à la fin du clip. La troisième version, qu’on peut trouver sur le DVD Greatest Video Hits 2, fut assez déroutante pour les fans les plus extrêmes. En effet, tous comme les autres clips remastérisés pour ce DVD (et le précédent), la vidéo de Radio Ga Ga a été recadrée de son format original 4/3 vers un 16/9. Le problème est que le clip contenait déjà des images en 16/9 ; le résultat fut que les scènes en 4/3 (notamment les scènes de refrain avec les claps) ne furent pas recadrées et présentent des bandes noires sur les côtés.

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