Little big man – Arthur Penn (1970)

USA – EXTRAIT

Devenu centenaire, Jack Crabb se penche sur son passé et raconte sa vie aventureuse, commençant à partir du moment où, jeune enfant, il fut adopté par des Cheyennes , dans les années 1860, participant à la défaite du général Custer lors de la bataille de Little Big Horn  le 25 juin 1876…

Ce film d’Arthur Penn aborde en partie le massacre américain des Indiens. Réalisé pendant la Guerre du Vietnam, des allusions claires y sont également faites. La figue du général Custer y est aussi dé-mystifiante : il apparaît comme arrogant et stupide.

Cet opus du cinéaste américain, auteur d’autres grands films (Bonnie and Clyde, Alice’s restaurant pour citer mes favoris), excelle aussi par ses changements de ton, passant de l’humour au drame. Aisément trouvable en médiathèque (je dis cela pour les précaires de mon genre qui n’ont pas les moyens de s’acheter des DVD et de sortir au cinoche en cas de rétrospective), ci-dessous une des scènes les plus terribles du film, où un silence finit par tout écraser :

 

Là-dessus, je précise tout de même que si les années 70 ont donné lieu à des films plus « engagés » et critiques sur les indiens et le génocide à leur égard, parmi les premiers films à s’être risqués à un regard dénonciateur, il aura fallu attendre les années 50 : La flèche brisée (1950) de Delmer daves  et surtout Bronco Apache (1954) du grand Robert Aldrich, ce « diable » d’Hollywood dont la filmographie est une somme de chefs d’oeuvre, aux influences très importantes dans l’histoire du cinéma. Le pessimisme de la condition indienne aura des suites dans les films des années 70.  Je renvoie, une fois n’est pas coutume, à cette page de DVD Classik. Bronco Apache n’est pas sur la toile, mais il est assez accessible en principe.

 

Je renvoie également à un album méconnu de Johnny Cash, alors dans une période de sa vie plutôt fort « agitée », un chef d’oeuvre absolu : Bitter tears (Larmes amères) de 1964. Un boulet de canon… empreint d’une grande poésie et musicalement très attachant également :

 

A noter aussi ce film indépendant américain (et oui, pas Hollywood !) de Kent Mackenzie : The exiles. Sans être incontournable, il démontre une tentative en 1961 d’aborder la condition amérindienne de celles et ceux qui ont quittés les réserves pour la ville, soit ici retrouvés dans le quartier Bunker Hill à Los Angeles (je crois aussi que le quartier a disparu aujourd’hui, ou alors complètement transformé). On y retrouve notamment la débauche en alcool, évoquée dans les films des années 70. Une espèce de no man’s land, en perte de repères et la nécessité de s' »intégrer ». Le film, longtemps perdu, a été édité en DVD en 2010. 

 

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