Jean Douchet analyse Vivre sa vie de Jean-Luc Godard – Gérard Courant (2011) // Cinéphilie – lien social – imaginaire – Serge Daney

Je poste-ci dessous le film de Gérard Courant réalisé en 2011 :

« Jean Douchet analyse « Vivre sa vie » de Jean-Luc Godard au cinéma Devosge de Dijon est un épisode des « Carnets filmés » de Gérard Courant. Cette partie a été tournée le 15 novembre 2011 à Dijon à l’occasion de la carte blanche que la Cinémathèque de Bourgogne-Jean Douchet avait offert à Courant et qui était organisée en parallèle à la rétrospective de ses films (à Dijon) et à l’intégrale « Cinématon » (à Chalon-sur-Saône).
Le critique de cinéma et cinéaste Jean Douchet, qui a prêté son nom à la Cinémathèque de Bourgogne fondée par Nicholas Petiot, analyse « Vivre sa vie », le chef d’œuvre que Jean-Luc Godard a réalisé en 1962 avec la magique Anna Karina.
Comme de coutume, Jean Douchet intervient après la projection du film. Dans un premier temps, il présente et analyse l’œuvre puis, dans un second temps, il donne la parole au public et répond aux questions des spectateurs. »

Je renvoie à la chronique du Journal cinéma du Dr Orlof à propos de ce film de Gérard Courant. D’ailleurs, je recommande ce blog, très ouvert et réactif aux commentaires etc, à l’écriture enthousiasmante, vivante, non dénuée d’humour et souvent renvoyant à des films méconnus (j’ai découvert beaucoup de films via ce blog et notamment les films de Rollin que je ne connaissais pas du tout ! ), et sans jamais tomber dans la prétention, et juste un plaisir contagieux de cinéphile… certes plus ou moins heureux selon les films commentés (jetez un oeil sur son bilan du dernier Claude Berri et l’allusion au passage fort amusante à Nadine Morano…). D’autre part, pour quiconque s’intéresse à la filmographie de Gérard Courant (connu pour ses milliers de cinématons – films muets de personnalités du cinéma etc de 3-4 mn, et où la personne filmée a toute liberté de faire, ne pas faire, parler ou pas etc-, que je poste à l’occasion sur le blog), le blog du dr Orlof a entamé il y a plus d’un an un gros travail de suivi et commentaires de ses films, et notamment donc l’ensemble de ses cinématons, dans ce qu’il appelle depuis son Ciném(ar)at(h)on !

Pour en revenir à la chronique du Dr Orlof, la réflexion autour de la cinéphilie aujourd’hui, la consommation de films en « biens culturels », où le lien social, réflexif, la parole etc disparaissent, m’interpelle beaucoup (VOIR AUSSI CET HISTORIQUE DES CINES CLUBS sur le blog, où il est surtout question du cinéma social). Un peu ironique d’ailleurs, étant donné la nature du présent blog où il est question notamment de poster des films… à regarder derrière son PC, chez soi, avant de passer au suivant. Un peu tristounet tout cela éh éh. D’ailleurs, là-dessus, je renvoie au film F comme Fairbanks (ICI SUR LE BLOG) qui constate et quelque part annonce la déconvenue d’un certain cinéma populaire, en faisant lien avec une société aliénante, rigide, impersonnelle, mécanique, froide, « réaliste ». Parfois je m’amuse beaucoup en regardant les films tchèques sous pouvoir « communiste », car les exégèses critiques, bien entendu, s’attaquent au système soviétique et se cantonnent juste à cela souvent, mais ô combien le réalisme de nos sociétés est comparable; Cornelius Castoriadis a bien travaillé la question : le socialisme bureaucratique et le capitalisme sont des amis (retour là-dessus ICI). Par exemple Alouettes, le fil à la patte (1969) de Menzel et la place du désir (notamment lié à la place de l’imaginaire) est valable dans un autre contexte de la réalisation du film qui garde toute sa force aujourd’hui…Pourquoi ?  Bref, j’aurai l’occasion d’y revenir sans doute et  je m’éloigne. Donc je vous laisse vous faire votre idée et savourer cette note intéressante de Dr Orlof.

(ma petite parenthèse à propos du film tchèque de Menzel : le film en entier ci-dessous, mais non sous titré –  ah cette fin de film engloutissant le personnage sous la terre, et ce regard vers la lumière du jour qui s’éloigne… au nom du réalisme, il ne faut plus rêver, mais le personnage vit de son imaginaire, c’est ce qui le fait vivre, aussi dérisoire soit-il) :

 

Enfin, en parlant de cinéphilie, deux vidéos ci-dessous extraites du film Serge Daney -Itinéraire d’un ciné-fils (1992), entretiens tournés (avec Régis Debray), peu avant son décès. Passionnant, je n’ai malheureusement pas encore eu l’occasion de voir l’intégralité, et juste une bonne moitié, il y a déjà quelques années. Il y est d’ailleurs question de la télévision, comme Godard le fait un peu dans ce documentaire SUR LE BLOG, même si ça y reste de la télé somme toute. Les écrits de Serge Daney sont aussi aisément accessibles, en principe, en médiathèques de métropole, furet, fnac etc – des lectures passionnantes livrées par son regard de cinéphile.

Publicités

Une réflexion sur “Jean Douchet analyse Vivre sa vie de Jean-Luc Godard – Gérard Courant (2011) // Cinéphilie – lien social – imaginaire – Serge Daney

  1. Pingback: Carnet de Nice – Gérard Courant (2010) | citylightscinema

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s