Genesis – Live at Shepperton 16 mm de 1973

EN ENTIER – 63 mn

Genesis est un groupe incontournable du « rock progressif », ce genre musical qui explosa dans les années 70, aux côtés des excellents King Crimson, Camel, Yes etc. Bien entendu les départs de Peter Gabriel en 1975, puis du guitariste Steve Hackett en 1977, sonnent progressivement la « fin » du groupe. C’est dans la foulée de ces départs que Genesis rencontre un très grand succès commercial, dans les années 80, avec notamment son mauvais Abacab, et il touche le fond avec We can’t dance (1992), gros succès international. Il est alors temps pour Phil Collins de quitter également le groupe. 

Vous l’aurez compris, le premier Genesis (années 70), celui du rock progressif assumé – avec son lyrisme, ses folies, ses très longs morceaux, son concept album The lamb lies down on Broadway -, reste celui, comme pour tout un public épris de « rock prog », qui garde les plus vifs intérêt et plaisir.

Je poste ici ce formidable film, réalisé par des fans qui ont mis en place une réédition d’un demi-concert donné en Italie en 1973, et couramment appelé Shepperton 16 mm. Le son n’est pas superbe, mais nous y avons aussi l’occasion de voir le groupe évoluer en live sur scène, ère Peter Gabriel. D’une part c’est un document unique car peu de traces, y compris sonores, restent des live de cette période; et pour cause… En effet le groupe, à ses débuts, était semble-t-il hostile à toute édition live audio car il estimait que les morceaux y tranchaient avec les versions studio, et que la qualité y était trop inférieure, techniquement pas au point, les effets moins percutants. C’est ainsi que le vinyl (et CD) intitulé « live » de 1973 fut fait en quelque sorte  par surprise et sans réel accord du groupe, sur décision de leur studio, Charisma Records, en guise d’opération commerciale. Concert enregistré dans la tournée qui suivit la sortie de Foxtrot (1972), il y a même des fans qui rejettent cet album pour sa qualité jugée médiocre, en particulier pour le morceau The Return Of The Giant Hogweed, que le membre Tony Banks a même défini comme « raté »; à sa sortie beaucoup de gens se ruèrent cependant sur l’album, notamment pour sa valeur « historique », longtemps le seul témoignage audio du Genesis live période Peter Gabriel ! 

Mais ici nous avons donc là les images et le son, avec la présence du morceau fleuve Supper’s ready (le dernier du film), qui fut absent du live édité en vinyl (et cd).  Quant au jeu sur scène, il y a un côté théâtral fort appréciable avec surtout Peter Gabriel déguisé, et quelques notes (d’introduction) humoristiques. Quant à Steve Hackett il est souvent en plein trip sur son instrument. Le morceau Dancing with the moonlit knight, introduit par Peter Gabriel, me donne des frissons et même si Phil Collins a tenté de relever le défi à la voix par la suite, il faut tout de même avouer que Gabriel est inégalable, à l’image de ce live. Bref je vous laisse apprécier ce film-témoignage génial pour quiconque apprécie ce groupe; à défaut, c’est une bonne occasion ici de le découvrir et de peut être imaginer un peu plus l’engouement que pouvait susciter ce premier Genesis. Pour les plus jeunes dont je fais partie, n’ayant pas vécu cette période, c’est un grand bonheur que de pouvoir découvrir de tels documents vidéos – en plus des albums studios dont les premiers restent, pour ce qui me concerne, des chefs d’oeuvre en grande partie. 

Les morceaux du film :  1. Watcher of the Skies 2. Dancing with the Moonlit Knight 3. I Know what I Like (In Your Wardrobe) 4. The Musical Box 5. Supper’s Ready

 

D’autres lives vidéo témoins du premier Genesis (comprenons donc du véritable Genesis) sont devenus accessibles :

Mon morceau préféré du groupe, Firth of filth, ici en 1974, avec Peter Gabriel et Steve Hackett !!

 

Une autre version live (1974 )  de Dancing with the Moonlit Knight :

 

The battle of epic forest (1974) :

 

Un montage d’un passage à la télé belge de 1974 – 4 morceaux, en 30 mn (The Fountain Of Salmacis, Twilight Alehouse, The Musical Box, and The Return Of The Giant Hogweed) :

 

Et là, un témoignage live du début de la fin. Peter Gabriel est parti du groupe, Phil Collins est au chant. La dimension baisse d’un cran, assurément, mais ce document reste un film intéressant. Ca témoigne (en ce qui me concerne) de la chute amorcée du groupe même si j’en apprécie tout de même encore la prestation (c’est le contraste qui fait mal !). C’est le batteur Bill Bruford qui fait son apparition sur cette tournée, étant donné la migration de Collins, mais on le voit peu ici sur la vidéo. Ils sont aussi en duo de batterie sur certains morceaux. Bill Bruford ne persistera pas dans son expérience après la tournée, sans doute fut-il mal à l’aise dans cette formation nouvelle donne, lui qui a joué au début des années 70 dans le génial King Crimson (et le groupe Yes !), et participant à la réalisation de trois des chefs d’oeuvre consécutifs  du groupe : Larks’ tongues in aspic (1973), Starless and bible black (1974) et red (1974). Après la tournée, Steve Hackett n’est plus là non plus… No comment… Mon suivi du groupe n’ira pas plus loin


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