Les souffrances d’un oeuf meurtri (1967) / Le vampire de la médiathèque (1971) – Roland Lethem

Belgique  

Roland Lethem est un cinéaste belge bien particulier qui fait partie d’une génération belge « underground » apparue dans les années 60. Elle fut marquée, tout en les marquant également, par les éditions du fameux festival international du cinéma expérimental de Knokke-le-zoute, nommé aussi « EXPRMNTL », qui eurent lieu en 1963, 1967 et 1974. Je renvoie à ce formidable petit dossier du site cadrage quant à la la génération belge « provoc‘ » des années 60 et 70 !

 

Les souffrances d’un oeuf meurtri – 1967 – 15 mn

Film projeté à l’édition à Exprmntl 4 (1967), à un moment où un cinéma « underground » proprement belge apparaît, auto-produit et vraisemblablement attiré également par le don de pellicule gratuite du festival.

« Après une courte pause, on commence à visionner l’ensemble. Je m’attends au pire. Or, dès les premières images, je suis entraîné dans un univers obscur et visqueux que rien ne laissait prévoir et qui a ressurgi chaque fois que j’ai revu le film par la suite. Ce que Lovecraft a cherché à atteindre toute sa vie sans jamais y parvenir, ce qu’il arrive à Lynch d’effleurer parfois mais trente ans plus tard et avec une telle débauche d’efforts qu’on en souffre pour lui: l’horreur de la vie en formation, Lethem l’avait atteint comme en se jouant avec des moyens dérisoires. » Jean-Marie Buchet, monteur du film.

 

Le vampire de la cinémathèque – 1971 – 22 mn

Les 1001 métamorphoses d’une femme en sorcière et vice-versa.

« Quand Roland Lethem déclare, à propos du Vampire de la Cinémathèque (1971), hommage rendu au génial inventeur du phénakistiscope, Joseph Plateau, qu’« il faut se laisser vampiriser par le film », la plupart des spectateurs ferment aussitôt les yeux, crient leur désapprobation, cassent les fauteuils et quittent la salle furieux et frustrés. Ils ne peuvent pas voir, parce qu’ils ne sont pas libres, et comme le disait Philippe Bordier, « parce qu’ils ont de la merde dans les yeux » « . Boris Lehman.

« Seul Lethem pouvait réaliser un tel film parce que, envisager sous cet angle la beauté forte et flamboyante du cinéma exigeait d’abord du cinéaste, une – destruction du film en tant que produit de consommation et sa réduction en tant que tel au degré zéro. » Mike Wallington, Ginema (Londres) n08, mai 71.

 

Un cinématon de Gérard Courant, 1982 – Portrait de Roland Lethem:

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