The rustle of the stars – Extraits live

Dans la foulée du live de Godspeed You Black Emperor évoqué ICI sur le blog, j’enchaîne sur une deuxième parenthèse musicale.

J’ai découvert ce projet musical tout à fait par hasard, puisqu’il jouait en première partie d’un concert de Lydia Lunch à Roubaix. Et ce fut une excellente surprise ! Sobre et intimiste, Rustle of the stars installe une dimension onirique fort prenante, se prêtant très bien aux images, tel le montre la première video plus bas. J’ai tellement été saisi, que je suis devenu accroc pendant de longues semaines, tant et si bien que je ne lâchais plus les écoutes de l’album (ICI sur soundclound) et les quelques extraits live sur you tube/vimeo. Je parvenais même à trouver quelques indications sur la poursuite (ou non) du projet… Bonne nouvelle, des suites sont possibles !

Le projet est initié par Frederic D. Oberland et Richard Knox, qui se sont rencontrés lors d’une tournée de leurs groupes respectifs. Les deux musiciens ont enregistré l’album The rustle of the stars courant 2011, suivi de plusieurs tournées en Angleterre et Europe. Un article ICI revient sur la genèse de l’album, renvoyant aux explorations pionnières au pôle nord et tirant son titre des aurores boréales qui s’y déroulent.

En guise d’introduction, voici donc le morceau/clip symptomatique land of the sleep (part 1) :

 

A noter que Frederic D. Oberland est également membre du groupe Farewell poetry, aux côtés de la vidéaste Jayne Amara Ross. J’ai à peine explorer ce groupe et voici deux videos qui en donnent une petite idée, notamment quant à l’articulation musique et cinéma :

 

Le line-up des tournées a semble-t-il connu des constitutions un peu différentes. Les morceaux live ci-dessous incluent ces différentes variations. Pour ma part, j’ai assisté au line-up incluant Oberland et Knox, accompagnés de Lidwine de Royer (harpiste/chanteuse, auteure de nombreux autres projets y compris solo), Angela Chan et Florence V J Fawcett. J’ai notamment été saisi par les quelques percées de voix de Lidwine de Royer, surtout lors d’un morceau où elle me rappela Lisa Gerrard de Dead can dance (toutes proportions gardées, hein, d’autant plus que Lidwine de Royer est plus volontairement comparée à Bjork dans ses autres prestations, notamment solo).

Live at [F]luister festival, comprenant deux morceaux. Sans doute l’un des meilleurs extraits live que je connaisse du groupe :

 

A requiem for Laïka – Une configuration très proche du live de Roubaix. J’y retrouve l’intimité et la sobriété, avec ces percées de chant excellemment articulées à la musique.

 

Une autre claque en live à Bristol :

 

Un petit film de Frederic Oberland revenant sur la tournée 2012, y compris le passage à la Cave aux poètes de Roubaix, en première partie de la grande Lydia Lunch. La dimension de voyage y est fort palpable, une fois de plus, en lien avec les images :

 

Enfin, en « fouinant » autour de The rustle of the stars, ce qui m’a permis des découvertes en parallèle,  je suis tombé par hasard sur ce morceau Johnny guitar (du célèbre film) où on retrouve Frederic Oberland, accompagnant à la guitare Alice Lewis. Splendide !

J’espère que des suites nous parviendront ces prochains mois, quitte à poursuivre ma légère addiction…

Godspeed you black emperor – Live 2012

Petite parenthèse musicale – Godspeed you black emperor (GYBE) – LIVE 2012

C’était en novembre dernier. J’ai mis beaucoup de temps pour m’en remettre et pouvoir aligner quelques mots sur une expérience tout à fait particulière : assister, pour la première fois, à un concert de GYBE !

Il était question de ce groupe il y a quelques mois ICI sur le blog. Or, la grande nouvelle musicale de 2012 était le retour de GYBE avec un nouvel album, allelujah don’t bend ascend, et une grande tournée dans la foulée.

Depuis novembre, les souvenirs sont sans doute moins vivaces, et la tête moins soumise à l’impact d’une soirée hallucinante. Mais je le dis de suite : je n’ai jamais vécu ainsi un concert, assez éprouvant mentalement et physiquement. Ce fut une claque, euh, monumentale. Je restais bouche bée de longues minutes une fois les lumières revenues. Je me repassais les moments du concert, l’incroyable articulation d’images projetées sur un grand écran à la performance musicale qui envoie très loin. Je vivais ce soir là, à ma grande surprise, une certaine rage exprimée dans la musique de GYBE, avec notamment des assauts anti-capitalistes; le groupe a parfois été traduit par la presse de bobos écolos, et bien ce fut là l’occasion, pour moi, de définitivement mettre un terme à cette bêtise médiatique.

C’est donc dans une salle pleine que je découvrais GYBE en concert, tandis que le groupe contraste avec nombre de ses pairs en étant particulièrement sobre dans son attitude sur scène, sans faire le jeu de la « starification » et de l’idolâtrie, et laissant le privilège de la scène aux films projetés. De simples signes au public concluront d’ailleurs le concert, tandis que le public avait pris sa baffe.

Je poste ci-dessous des morceaux de leur dernière tournée live et qui correspondent, dans l’ordre, à la setlist du concert donné à Roubaix le 3 novembre 2012.

Hope drone

Une bonne entrée en matière, dans l’univers de la soirée. Soit un très bon « échauffement » introductif.

 

Mladic

Ce morceau tiré du dernier album studio a notamment pris son titre en référence aux crimes de Milosevic en ex-Yougoslavie. C’est le moment ici de toucher un mot quant aux projections sur les deux grands écrans. Ces petits films de 16 mm sont l’oeuvre du cinéaste expérimental québécois Karl Lemieux. Ils contribuent énormément à l’expérience musicale. Ils sont constitués de paysages, d’écritures, d’images de la société capitaliste (son urbanisme etc)  ou encore d’images de manifestations. Les montages sont parfois construits en collages et surimpressions. Cette participation de Lemieux lors des tournées n’est nullement décorative et anecdotique. De véritables liens se créent avec la performance musicale du groupe, sans qu’ils soient perceptibles dans un sens unique; le public a sa propre expérience à vivre face à l’image et à la musique. C’est aussi pour cela que livrer des mots après une telle soirée n’est pas chose évidente; l’intensité du moment n’est pas forcément traduisible en phrases. Dans une interview, Lemieux précise ceci : « Le cinéma expérimental, qui nécessite une participation active du spectateur, peut se » comparer aux vibrations sonores de la musique expérimentale. On pense souvent le cinéma narratif en termes d’émotion : un film fait peur, un autre rend triste. Pourtant, le cinéma possède en lui-même un langage capable de nous faire vivre une expérience physique. (…). Je trouve fascinant que par l’improvisation musicale certaines personnes puissent établir un dialogue en utilisant d’autres moyens que la parole. Un jour, j’ai compris que je pouvais moi aussi créer mon propre langage pour improviser avec l’image. Maintenant, beaucoup de ces performances se font en video (…).  »

Ce morceau Mladic réfère également au printemps érable (mouvement social québécois) par la présence de bruits de casseroles dans la version studio. Le groupe affirme ici, comme par ailleurs, son parti pris anti capitaliste, et pas que pour le spectacle et le fun. Le concert auquel j’ai assisté m’a plus que jamais fait sentir cet aspect du groupe, d’une force difficilement communicable tant cela passe également par une expérience sensible. Je ne m’attendais pas à une telle rage musicale, et à une telle association avec les films projetés.

Les termes écrits apparaissant sur les écrans (« more prison » etc), les photos d’identité d’individus renvoyant au fichage et aux victimes, les solitudes urbaines (tels les immeubles à cases) traduisent une société de massacre bureaucratique et de négation de la liberté.

 

Gathering storm

Ce morceau est l’un des plus régulièrement joués en concert par le groupe, aux côtés, par exemple, de Moya et World police qui fut ma première rencontre avec GYBE. Ce soir là, GYBE opta pour Gathering storm dans sa setlist. Ne pas s’étonner des vibrations du public dès les premières notes, que je rejoins puisqu’il s’agit là, sans aucun doute, du morceau que j’écoute le plus régulièrement du groupe. La prestation en concert ne fit qu’en renforcer mon appréciation. La thématique du train m’a alors particulièrement saisie, autant par le rythme sonore que par le défilement des images. Plusieurs « lectures » sont possibles et les dernières minutes ont dégagé, je trouve, un parfum de parcours dans l’horreur moderne.

 

Behemoth

THE surprise du concert ! Behemoth n’a jamais été enregistré en studio, et c’est le morceau phare, sans aucun doute, de cette tournée de GYBE. Joué à cette occasion, il se déroule sur plus de 40 mn. A lui seul, Behemoth résume bien le groupe. Une expérience intense, où nous pouvons aller très très loin. Je crois qu’à la fin du morceau, je me demandais encore ce qui s’était passé pendant un laps de temps qui ne m’était alors même pas apparu. Des aspects du morceau ne sont pas sans rappelés Pink Floyd : je pense ainsi, par exemple, au live Ummagumma. A noter que le groupe Silver Mt Zion, constitué de membres de GYBE, dénote également quelques influences Pink Floyd dont par exemple un morceau de je ne sais plus quel album qui me fait penser au morceau central de l’album Atom heart mother.

 

The sad mafioso

Voilà ce qui s’appelle finir en beauté. Nous sommes à peine sortis de Behemoth, sans vraiment réaliser ce qui nous est arrivé, que le groupe enchaîne sur ce morceau rempli de rage dans les images. Un renvoi incontestable à la société dans laquelle nous vivons, telles ces images de misère et solitude urbaine. La dernière partie donne lieu à des images de révoltes, manifestations, puis un énorme « peace » inscrit sur les deux écrans entérine la soirée. Après ça, c’est quasi la rage au ventre que nous rentrons chez soi. Heureusement, je n’étais pas seul à ce concert, et j’échange encore régulièrement avec la personne qui m’y accompagna. Depuis, je dirais même qu’une certaine complicité a vu jour autour de ce live. Fallait être là pour saisir l’incommunicable à des tierces personnes absentes. Quelques jours après se tenait un concert en Belgique, nous comptions alors nous y rendre pour vivre une nouvelle prestation du groupe, avec peut être une setlist légèrement retouchée. Zut, c’était complet…

 

 

Savina Yannatou (Live)

EXTRAITS de concerts

J’ai découvert il y a quelques mois Savina Yannatou, immense chanteuse grecque actuelle, dont les oeuvres véhiculent des richesses musicales diverses, effectuant des ponts entre tradition et modernité, orient et occident, et aussi avec l’apport d’improvisations découlant du free jazz. Il n’est pas du tout question de cinéma dans ce post (mais il me semble qu’elle a contribué à quelques BO de films), et ça ne sera sans doute pas la dernière fois, tant parfois des enthousiasmes musicaux me poussent à partager sur le blog des vidéos musicales. Il s’agit donc ici de faire part de quelques excellentes prestations live filmées, avec le groupe Primavera en Salonico notamment. De quoi peut être vous donner envie de vous plonger dans sa déjà très riche discographie, très variée. Je renvoie à cette biographie musicale, qui en dit beaucoup en quelques lignes sur les points d’ancrage très forts dans les oeuvres de Savina Yannatou et Primavera en Salonico (apports méditerranéens, médiévaux, musique populaire, jazz…). Dans tous les cas, je vous souhaite de succomber à ces richesses musicales (dont la voix MAGNIFIQUE de la chanteuse !) qui m’ont atteint dès les premières écoutes, sans que je puisse raisonner quoi que ce soit. Depuis je continue de découvrir des morceaux etc, tout en approfondissant… mais rien à y faire : les mots ne viennent pas, juste je succombe. Allez, se déplacer à un concert maintenant ! 

Six extraits d’un même concert, superbes, donné avec Primavera en Salonico lors du festival « The sound of the balkans » qui a eu lieu à Athènes en 2004. Quatre pays y étaient représentés musicalement : Grèce, Turquie, Bulgarie et Serbie. Ici, Savinna Yannatou et Primavera en Salonico jouent notamment quelques morceaux avec le choeur bulgare « Angelite ». Ça commence très fort dans la premier extrait : « Glory to the god of world », de l’album Mediterranean songs (1998) et « I’ve told you and i say again » de Terra Nostra (2003) :

 

Extraits d’un concert avec Primavera en Salonico, Miquel Gil et Orquestra arab de Barcelona – De même ça commence très fort pour cette suite :

 

« Orrio Tto Fengo », d’Italie du sud (chanson grecque), et « Terra Ca Nun Senti », de Sicile, pour le 1er extrait. Tulbah, de Palestine, pour le 2ème extrait. Morceaux  de l’album Sumiglia :

 

« Rosas das rosas » de l’album Vierges Marie du Monde (1999) :

 

Série de vidéos extraites d’une émission de France 3 Corse, « Mezzovoce » :

Addio Amore, d’Italie (une claque !!!) :

The jasmine, de Chypre :

Yanno Yannovitse, de Grèce (chant slave) :

Gentle hand, d’Israël :

Nani, nani (chant séfarde) :

Ca vous a plu ? Intégralité ICI sur le site de l’émission (52 mn), avec présentations sous titrées des morceaux. 

 

Toujours dans la diversité musicale, voici les extraits d’un concert donné à Chypre. Multipliant les collaborations, Yannatou s’associe ici avec Martha Mavroidi et la chanteuse tunisienne Lamia Bedioui, qui vivent toutes deux en Grèce. Bedioui est déjà présente sur des morceaux de Terra nostra. Cette dernière joua à un festival en 2011 dédié à la Révolution du jasmin, auquel participa également le groupe égyptien El-Tanbura, qui prit part aux évènements de la place Tahir, et l’Orchestre Med Fusion (Tunisie). Bedioui privilégie des interprétations de la chanson traditionnelle méditerranéenne. Quant à Martha Mavroidi, joueuse de luth et chanteuse, elle a beaucoup d’intérêt pour la musique folk de la Grèce et plus généralement des Balkans, tout en effectuant des rapprochements avec la musique contemporaine, notamment au niveau de l’improvisation.

 

Enfin, je ne conclus pas ce post avec une vidéo live mais plutôt avec un renvoi à une autre collaboration très riche de Savina Yannatou : avec Andreas Georgiou pour l’album Asate de ce guitariste grec. Le seul morceau de l’album disponible sur la toile, et qu’il faudra bien que je me procure un jour (SOS médiathèque !), est tout simplement somptueux !

The Stones in the park – Leslie Woodhead (1969) // One plus one – Godard (1968) // Out of the blue – Denis Hopper (1980)

EN ENTIER – 53 mn

Concert gratuit à Hyde Park « devant 500 000 personnes » filmé par Leslie Woodhead. Ce film ne présente pas de particularités au-delà du concert en lui-même, par ailleurs moment important du groupe. En effet le guitariste Brian Jones, leader des débuts et qui a inspiré le nom du groupe à partir du morceau « Rollin’stone » de Muddy Waters, a été viré en juin 69. Ce concert est initialement un retour sur scène après quelques temps sans tournée, après une période mitigée du groupe, dont l’avant dernier album Their satanics majesties request (1967), plus « expérimental » et éloigné des racines blues du groupe, eut peu de succès. En ce 5 juillet 1969 il est aussi question d’y présenter le nouveau guitariste, Mick Taylor, dans la foulée de l’album Beggars banquet (1968) qui revient plus que jamais au blues. Cette période marque aussi la grande rivalité avec les Beatles et l’album s’en démarque avec des morceaux nettement plus marqués politiquement : « Street fighting man » et surtout « Sympathy for the devil ». L’enregistrement de l’album a donné lieu à un film expérimental de Godard, très politique aussi (dans sa « période mao »), intitulé One plus one. Ci-dessous [qualité médiocre], la version retouchée par le producteur (qui porte le nom Sympathy for devil). Elle valut une grande de colère de Godard qui frappa le producteur lors de la projection et dit « vous êtes tous des fascistes« . Il ne voulait pas, notamment, que le morceau « Sympathy for devil » y soit écouté en entier et finalisé. Historique et retour sur le film ICI sur Ciné-club de Caen

 

Pour en revenir au concert de Hyde Park, c’est aussi un évènement car deux  jours auparavant le guitariste Brian Jones meurt noyé dans sa piscine; le concert devient un hommage à ce dernier, avec notamment la lecture d’un poème sur la mort, Adonaïs de Percy Bysshe Shelley (un poème ceci dit qui contraste avec la fin ténébreuse de Brian Jones, écarté sérieusement du groupe au fur et à mesure et aux multiples conflits avec les autres membres…). 

L’ordre chronologique du passage des morceaux joués dans le concert : (I Can’t Get No) Satisfaction / Jumpin’ Jack Flash / Honky Tonk Women /…No Expections /…Stray in Blue/ I’m Free / Sympathy for the devil / Love in vain / Midnight Rambler / I’m yours, she’s mine.

La tournée des Rolling stones au USA, après 3 ans d’absence là-bas, démarre fin 69 et, à l’issue de cette dernière ça se finira très mal… à Altamont (à proximité de San Francisco), autre concert gratuit, sur le modèle de Woodstock. Je renvoie ici au film Gimme shelter des frères Maysles, ICI sur le blog. La vague hippie des sixties touche à sa fin et une certaine désillusion prend le dessus, tandis que d’autres courants musicaux vont apparaître… dont le punk. 

La fin des années 70 sera ainsi sans appel pour Denis Hopper et son CHEF D’OEUVRE Out of the blue (1980), 10 ans après l’emblématique film hippie Easy rider (1969) : « Plutôt exploser en plein vol que mourir à petit feu » dit la chanson Out of the blue, que reprend comme letimotiv le film, tirée d’un album génial de Neil Young : Rust never sleeps de 1979 (également auteur d’une autre chanson emblématique de la désillusion des sixties, marquée du sceau de la mort : The Needle and the Damage Done). 

The needle and the damage done :

  

 

Et puis, tant qu’à faire, cette sublime chanson de Townes Van Zandt (évoqué ICI sur le blog !), To live is to fly, composée en hommage à Janis Joplin, décédée en 1970 :

Won’t say I love you babe
Won’t say I need you babe
But I’m going to get you babe
And I will not do you wrong
Living’s mostly wasting time
And I waste my share of mine
But it never feels too good
So let’s not take too long
You’re as soft as glass and I’m a gentle man
We got the sky to talk about
And the world to lie upon

Days up and down they come
Like rain on a conga drum
Forget most, remember some
But don’t turn none away
Everything is not enough
Nothing is too much to bear
Where you been is good and gone
All you keep’s the getting there
To live is to fly low and high
So shake the dust off of your wings
And the sleep out of your eyes

It’s goodbye to all my friends
It’s time to go again
Think of all the poetry
And the pickin’ down the line
I’ll miss the system here
The bottom’s low and the treble’s clear
But it don’t pay to think too much
On the things you leave behind
I may be gone but I won’t be long
I’ll be bringing back the melody
And the rhythm that I find

We all got holes to fill
And them holes are all that’s real
Some fall on you like a storm
Sometimes you dig your own
But choice is yours to make
Time is yours to take
Some dive into the sea
Some toil upon the stone
To live is to fly low and high
So shake the dust off of your wings
The sleep out of your eyes

Pink Floyd, London ’66-’67 // Tonite let’s all make love in London (1967) – Peter Whitehead

EN ENTIER

Voici deux films excellents de Peter Whitehead, évoqué également ICI sur le blog pour le concert de Led Zeppelin au Albert Hall de Londres.

Je renvoie à cette excellente interview de février 2012, permettant un bon retour sur ses films et leur contextualisation ! 

Pink Floyd London ’66-’67, projeté en 2011 à l’auditorium des Beaux arts de Lille, porte donc sur le groupe, lorsque Syd Barrett y figurait encore, à l’occasion d’une session studio. Sont présents ici les deux enregistrements des plus anciens connus de Pink Floyd, alors inédits : les morceaux « Interstellar overdrive » (version longue) et « Nick’s boogie ».

 

Ce précédent film a été réalisé à partir d’une réalisation sur le « Swinging London » : Tonite let’s all make love in London, où alternent morceaux filmés, mobilisations contre la guerre au Vietnam et interviews. Avec Pink Floyd, Mick Jagger, Lee Marvin, Vanessa Redgrave (actrice dans le rôle, par exemple, de Soeur Jeanne du film Les diables de Ken Russell, en entier ICI sur le blog !), Allen Ginsberg, Yoko Ono, John Lennon, Michael Cain…

En voilà donc une version ci-dessous – VO non sous titrée – 57 mn

Ziggy Stardust : the motion picture – D.A Pennebaker (1973)

EXTRAITS (film quasi INTEGRAL)

Concert filmé au Hammersmith Odeon du 3 juillet 73 à Londres, et qui conclue la tournée de l’album concept Ziggy stardust and the spiders from Mars, de David Bowie. Ce dernier annonce alors une retraite anticipée avant de jouer le morceau final « Rock n’ roll suicide »… à la surprise générale : « Not only is it the last show of the tour, but it’s the last show that we’ll ever do. Thank you. » Entre les morceaux, on le voit changer parfois de costume (à trois reprises), dans son rôle de star androgyne du futur entourée du groupe « les spiders of mars ». Le parti-pris du film est clairement focalisé sur David Bowie. 

D.A Pennebaker, le cinéaste, est un des meilleurs dans le domaine du film musical, et a notamment réalisé Don’t look back sur la tournée anglaise de Bob Dylan (1967). Il contribue beaucoup à l’histoire du rock par ses oeuvres filmiques… que l’on ne peut réduire à de simples enregistrements ! Je propose d’ailleurs de regarder cet excellent court métrage de Pennebaker de 1953, Daybreak express… titre d’un morceau génial de Duke Ellington, qui accompagne ce portrait de New-York :

 

Les trois quarts de Ziggy stardust : the motion picture sont visibles sur dailymotion et sur you tube – les liens dailymotion (cliquer sur les mots en surbrillance orangée pour ces voir les extraits) comportent les moments filmés en coulisse… les autres que les parties musicales/show sur scène

« Hang on to yourself »

 

« Ziggy stardust »

 

« Watch that man » 

 

« Wild Eyed Boy From Freecloud » / « All the Young Dudes » / « Oh! You Pretty Things »:

 

« Moonage daydream »

 

« Space oddity »

 

« My death »

 

« Time »

 

« The width of a circle »

 

« Suffragette city »

 

« White light/white heat »

 

Morceau final, avec la fameuse annonce… « Rock n’ roll suicide » :

 

Sur dailymotion :

PARTIE 1 (les dix premières minutes, dont « Hang on to yourself »)

PARTIE  2 (« Moonage daydream »)

PARTIE  3 ( « Space oddity »)

PARTIE  4 (« My death »)