Les folles années du twist – Mahmoud Zemmouri (1984)

EN ENTIER, VO SOUS TITREE FRANCAIS – 90 mn (Algérie/France)

Boufarik, petite ville ennuyeuse de l’Algérie des années 1960. Salah et Boualem, sont surtout préoccupés par les filles, le rock et le twist. Blessé par hasard lors d’une manifestation, Salah est mis sur la touche. Boualem, plus opportuniste, saura se mettre du côté des combattants, au moment choisi.

CinémAction n°85 – 1997 :
« A travers les mésaventures souvent burlesques de deux garçons accro au twist et auteurs de coups pendables, Mahmoud Zemmouri a choisi de traiter la guerre d’Algérie sur le mode de la comédie et de l’humour (ce qui est rare). »

Libération du 11 mars 1996 (Louis Skorecki) :
« Les folles années du twist est sans doute la meilleure comédie algérienne de ces vingt dernières années. C’est aussi un véritable documentaire sur la réalité quotidienne de la guerre pour l’indépendance. Mahmoud Zemmouri avait déjà tourné Prends 10.000 balles et casse-toi mais c’est seulement avec Les folles années du twist que son style, très proche des comédies italiennes de la grande époque, trouve son aboutissement.
Imaginez entre 1960 et 1962, dans une petite ville d’Algérie, deux copains loufoques, teenagers allumés qui ne vivent que pour le rock. Lunettes noires, chemises à carreaux (bleus ou roses, c’est selon les jours), démarche rocky , jeans reprisés, air convenablement crétin. Autour d’eux, des clans se forment. Parmi les commerçants arabes, il y a ceux qui soutiennent ouvertement le FLN, d’autres qui se réfugient derrière une neutralité embarrassée, et toute une gamme d’attitudes intermédiaires. De l’autre côté, la communauté pied-noir, avec une majorité de partisans de l’Algérie nettement française (le film commence peu de temps avant le discours de De Gaulle et l’insurrection de l’OAS). Entre les deux, les militaires, avec à leur tête le désopilant (et fanfaron) Jacques Villeret, surnommé «John Wayne». Un détail, d’importance, qui explique que le film ait dû tellement attendre sa sortie: nos deux rockers crétins, vrais Blues Brothers de bande dessinée, sont algériens.
Impertinence, drôlerie méditerranéenne, Les folles années du twist possède en plus une bonne santé cinématographique qu’on chercherait en vain chez les maîtres de la comédie italienne, en pleine débandade esthético-économique. »