Salut les cubains – Agnès Varda (1963)

EN ENTIER – VF sous titrée espagnol – 27 mn

« Salut les Cubains […] est un hommage à Cuba. J’avais été invitée là-bas par l’ICAIC, l’Institut du cinéma cubain. J’avais emmené un Leica, de la pellicule et un pied car j’avais un projet derrière la tête.
J’ai vraiment trouvé les Cubains extraordinaires et les formes de leur socialisme surprenantes et joyeuses. Ce sont les seuls socialistes latins. Quand je suis à Moscou, je me sens d’une autre race que les Soviétiques, il me faut d’abord comprendre. À Cuba, les choses m’ont été plus faciles, je pouvais me sentir cubaine et ensuite comprendre. Et puis j’ai beaucoup ri. Le folklore de leur révolution, le rythme de la vie, la chaleur…
J’ai ramené 2 500 photos, j’ai mis six mois à en monter 1500, mais j’ai été récompensée : à Cuba, ils disent que c’est un film cubain, qu’il a la « savor ». »
Agnès Varda in « Les Cahiers du Cinéma », n°165, avril 1965.

L’heure des brasiers – Fernando Solanas, Octavio Gettino (1968)

ARGENTINE – EN ENTIER – VOSTF (sous titres français, ou anglais, ou italiens en OPTION sur la vidéo : cliquer sur « cc » ) – 220 mn environ – 

CHEF D’OEUVRE !

« Tourné et diffusé clandestinement dans l’Argentine de la deuxième moitié des années soixante, L’heure des brasiers est très vite devenu un film culte dans son pays puis à l’étranger. Avec son style pamphlétaire, son cheminement proche du traité ou de l’essai, il constitue l’une des grandes références du documentaire militant ou engagé.

Fernando Solanas (Argentine) est autant  l’aise dans le documentaire (L’heure des brasiers,Mémoire d’un saccageLa dignidad de los nadies) que dans la fiction (Les fils de FierroL’exil de GardelSud…). Durant la dictature argentine, de 1976 à 1983, il a vécu en exil en France, jusqu’au retour de la démocratie dans son pays. » Eclats et soubresauts d’Amerique Latine.

Partie 1 : NEO-COLONIALISM AND VIOLENCE 

Contre le néocolonialisme et la dépendance de l’Argentine envers les États-Unis et l’Europe.

Partie 2 : ACT FOR LIBERATION

Chronique du péronisme. Et la troisième est une exaltation aux luttes de résistance et de libération.

Partie 3 : VIOLENCE AND LIBERATION 

Exaltation aux luttes de résistance et de libération.

Entretien par Gabriela Monelle avec Fernando Solanas, à propos du film :

Tangos, l’exil de Gardel – Fernando Solanas (1985)

ARGENTINE – VO – 117 mn

« Un groupe d’exilés argentins décide de raconter l’histoire de son deracinement en montant une tanguedie, un spectacle musical sur le tango : L’Exil de Gardel.

Juan 1, un joueur de bandonéon, veut monter cette tanguedie à partir du livre que lui envoie Juan 2, de Buenos Aires où il résiste à la dictature militaire.

A partir de l’histoire du célèbre chanteur Carlos Gardel, Solanas nous délivre une magnifique « tanguédie », mélange de tango, de comédie et de tragédie, sur le thème de l’exil, sort de nombreux argentins qui fuient leur pays pour échapper à la dictature.

Le tango c’est l’âme du peuple argentin, musique qui soude une communauté autour de ce dernier lien envers la patrie. À travers l’histoire au quotidien de ces êtres déracinés, Fernando Solanas exprime la douleur de l’exil. Ce sont des souvenirs, des histoires que l’on se racontent au bar en parlant de son pays, le désir de retrouver une identité et la solitude de l’éxilé sur une terre étrangère.

Solanas dit de L’exil que « c’est l’absence, la perte. On est contraint de vivre une autre réalité, un autre temps, une autre vie. On existe en convoquant les absents ».
Ce filma marque le retour de Solanas en Argentine après son éxil en France.

Ce film a reçu le Prix special du Jury Venise en 1985. » Americas.fr