L’heure des brasiers – Fernando Solanas, Octavio Gettino (1968)

ARGENTINE – EN ENTIER – VOSTF (sous titres français, ou anglais, ou italiens en OPTION sur la vidéo : cliquer sur « cc » ) – 220 mn environ – 

CHEF D’OEUVRE !

« Tourné et diffusé clandestinement dans l’Argentine de la deuxième moitié des années soixante, L’heure des brasiers est très vite devenu un film culte dans son pays puis à l’étranger. Avec son style pamphlétaire, son cheminement proche du traité ou de l’essai, il constitue l’une des grandes références du documentaire militant ou engagé.

Fernando Solanas (Argentine) est autant  l’aise dans le documentaire (L’heure des brasiers,Mémoire d’un saccageLa dignidad de los nadies) que dans la fiction (Les fils de FierroL’exil de GardelSud…). Durant la dictature argentine, de 1976 à 1983, il a vécu en exil en France, jusqu’au retour de la démocratie dans son pays. » Eclats et soubresauts d’Amerique Latine.

Partie 1 : NEO-COLONIALISM AND VIOLENCE 

Contre le néocolonialisme et la dépendance de l’Argentine envers les États-Unis et l’Europe.

Partie 2 : ACT FOR LIBERATION

Chronique du péronisme. Et la troisième est une exaltation aux luttes de résistance et de libération.

Partie 3 : VIOLENCE AND LIBERATION 

Exaltation aux luttes de résistance et de libération.

Entretien par Gabriela Monelle avec Fernando Solanas, à propos du film :

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Tangos, l’exil de Gardel – Fernando Solanas (1985)

ARGENTINE – VO – 117 mn

« Un groupe d’exilés argentins décide de raconter l’histoire de son deracinement en montant une tanguedie, un spectacle musical sur le tango : L’Exil de Gardel.

Juan 1, un joueur de bandonéon, veut monter cette tanguedie à partir du livre que lui envoie Juan 2, de Buenos Aires où il résiste à la dictature militaire.

A partir de l’histoire du célèbre chanteur Carlos Gardel, Solanas nous délivre une magnifique « tanguédie », mélange de tango, de comédie et de tragédie, sur le thème de l’exil, sort de nombreux argentins qui fuient leur pays pour échapper à la dictature.

Le tango c’est l’âme du peuple argentin, musique qui soude une communauté autour de ce dernier lien envers la patrie. À travers l’histoire au quotidien de ces êtres déracinés, Fernando Solanas exprime la douleur de l’exil. Ce sont des souvenirs, des histoires que l’on se racontent au bar en parlant de son pays, le désir de retrouver une identité et la solitude de l’éxilé sur une terre étrangère.

Solanas dit de L’exil que « c’est l’absence, la perte. On est contraint de vivre une autre réalité, un autre temps, une autre vie. On existe en convoquant les absents ».
Ce filma marque le retour de Solanas en Argentine après son éxil en France.

Ce film a reçu le Prix special du Jury Venise en 1985. » Americas.fr

Le Sud (El sur) – Fernando Solanas (1998)

ARGENTINE – EN ENTIER (10 parties) – VO sous titrée anglais – 115 mn

« Détenu depuis cinq ans en Argentine, Floreal sort de prison en 1983, et vague dans son quartier natal accompagné par le fantôme de son ami « El Negro ». C’est justement l’année de l’arrivée de la démocratie après les années sombres de la dictature.

Il fait nuit quand il prend le chemin vers le sud pour retrouver sa femme Rosi et son petit garçon. Mais après toutes ces années, bien des choses ont changé, son couple mais aussi tout le pays. Par une nuit de brouillard, il parcourt les rues désertes, hantées par les fantômes du passé. Ses amis sont morts, sa femme l’a trompé, l’armée a laissé le pays en ruine…

Floreal fait un voyage intérieur rempli d’angoisses et de rêves, où les morts et les vivants se rencontrent. Le retour de Floréal vers le sud est celui d’un prisonnier politique qui tente de revenir à la vie. Mais la prison l’a coupé de sa famille et de son pays.

L’oeuvre de Solanas reflète très bien la mélancolie de ce peuple argentin déchiré après les heures sombres qu’il a vécu. Un film où la nostalgie et l’émotion se trouve renforcée par les superbes musiques de tango de Astor Piazzolla, et l’interprétation du chanteur Roberto Goyeneche.
On y remarquera également l’apparition du chanteur Fito Páez.

Ce film a reçu le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1988. » Americas.fr