Salut les cubains – Agnès Varda (1963)

EN ENTIER – VF sous titrée espagnol – 27 mn

« Salut les Cubains […] est un hommage à Cuba. J’avais été invitée là-bas par l’ICAIC, l’Institut du cinéma cubain. J’avais emmené un Leica, de la pellicule et un pied car j’avais un projet derrière la tête.
J’ai vraiment trouvé les Cubains extraordinaires et les formes de leur socialisme surprenantes et joyeuses. Ce sont les seuls socialistes latins. Quand je suis à Moscou, je me sens d’une autre race que les Soviétiques, il me faut d’abord comprendre. À Cuba, les choses m’ont été plus faciles, je pouvais me sentir cubaine et ensuite comprendre. Et puis j’ai beaucoup ri. Le folklore de leur révolution, le rythme de la vie, la chaleur…
J’ai ramené 2 500 photos, j’ai mis six mois à en monter 1500, mais j’ai été récompensée : à Cuba, ils disent que c’est un film cubain, qu’il a la « savor ». »
Agnès Varda in « Les Cahiers du Cinéma », n°165, avril 1965.

The Velvet Underground and Nico – Andy Warhol (1966)

EN ENTIER – 65 mn

 

« Les deux bobines contiennent pas mal de mouvements de caméras sauvages et de zooms psychédéliques, qui montrent que le film était destiné à être projeté derrière le Velvet Underground sur scène, probablement en double écran. 
(…) Comme pour authentifier l’aspect contre-culturel du film, la seconde bobine montre l’arrivée de la police new-yorkaise durant le tournage, sans doute à la suite d’une plainte téléphonique causée par le bruit autour de la Factory. (…) La répétition est stoppée, la caméra recule pour montrer ce grand espace (l’une des rares apparitions de la Factory dans les films de Warhol) et Warhol discute avec la police pendant que les Velvets tournent en rond…
(…) Ce fut certainement le premier concert qui mélangeait différents médias, tellement efficace que je n’en ai plus revu d’aussi intéressant, même en cette époque de concerts rocks colossaux. »
Paul Morrissey