La victoire des nantis – Festival Résistances 2018

Festival Résistances 2018, 2ème partie

Place au deuxième corpus de mon suivi video de la 22ème édition du festival Résistances qui se tient chaque année à Foix en Ariège. Pour une présentation succincte dudit festival je renvoie à l’article publié ICI sur le blog (incluant aussi quatre videos dans le cadre de la thématique « Paysanneries, champs de lutte »). Cette fois-ci il est question de « la victoire des nantis » qui se déroula donc sur deux jours avec films, débats etc. Je n’ai pas été assidu sur les projections, notamment parce que la chaleur étouffante m’éloigna des salles (par exemple un film long de 3h comme L’usine de rien nécessitait une grande motivation). En revanche j’ai suivi avec attention les échanges lors des Café-ciné (RDV matinal quotidien avec un ou une invité du festival), d’où trois videos ci-dessous qui font focus sur les parcours de Nicolas Wadimoff, Bernard Mulliez et Françoise Davisse.

1) Panorama « La victoire des nantis »

Présentation de la thématique à travers quelques extraits de films projetés au festival, de deux conférences « pas pressées » et du « tribunal populaire » écrit et interprété par des militants du collectif Front Social 09. La video se termine par un petit focus sur le documentaire Comme des lions de Françoise Davisse (documentaire tourné vers 2014 sur la lutte ouvrière de PSA Aulnay).

 

2) Nicolas Wadimoff, des débuts à Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté

Je ne connaissais pas ce cinéaste suisse et un Café-ciné fut l’occasion d’assister à une introduction intéressante à sa filmographie et à sa démarche dans le cinéma (il est également producteur indépendant). La projection au festival de Jean Ziegler, l’optimisme de la volonté (2017) suscita une foule trop grande pour la salle au point de devoir être diffusé à deux reprises dans la même journée. Egalement présent à Foix pour échanger avec la salle après la première projection du documentaire et pour une conférence-débat, l’intellectuel engagé Jean Ziegler était en quelque sorte l’invité phare de cette édition. Ci-dessous, c’est le réalisateur qui occupe le devant de la scène et il évoque notamment la genèse du documentaire et les difficultés rencontrées durant le tournage.

 

3) Bernard Mulliez, parcours filmique

Là encore c’était une découverte intéressante due à un Café-ciné et je regrettai plus tard de n’avoir pu assister à la projection-rencontre de La force des choses (2018). C’est un documentaire-portrait du réalisateur sur son père François Mulliez, un des nombreux cousins de la famille Mulliez (Gérard Mulliez fondateur d’Auchan), non créateur d’entreprise mais récoltant les fruits de la grande distribution. Lors de ce ciné-café Bernard Mulliez revient sur sa démarche artistique mêlant sculpture, performances filmées et documentaires. Parmi ses thèmes il y a notamment la gentrification et l’instrumentalisation de l’art, les relations entre l’art et le grand capital. Là-dessus j’encourage vivment à regarder Un pied dans le jardin de miel et Art security service (la 2ème partie surtout) qui sont accessibles en intégralité ICI sur sa chaîne vimeo. Sa filmographie témoigne d’une critique du capitalisme voire de l’ancrage du colonialisme et semble globalement circonscrite à un réseau de diffusion militant. C’est paradoxal au vu de son nom mais ci-dessous il témoigne avoir réfléchi sur la place depuis laquelle il créé tout en affirmant un point de vue.

Complément video hors festival : sur les rapports art et grand capital et gentrification associée, je recommande le visionnage d’une émission de Hors Série où le critique d’art Tristan Trémeau décortique en particulier ces relations art-privé dans le cadre de rénovations urbaines. intitulée « L’artiste comme agent double ». cette émission est visible ICI à condition de s’abonner à Hors série (3 euros par mois et franchement c’est un bon investissement au regard de la richesse des entretiens filmés proposés par ce média, abordant multiples thèmes et parfois de manière transversale à travers différents intervenants et approches). Ici le contenu fait écho à un pan de la filmographie de Bernard Mulliez et pointe quelques exemples concrets non pas en Belgique mais cette fois-ci du côté de Lille (Tri postal, Saint Sauveur… à partir de la 50′ de l’émission) ou encore en région parisienne (vers la 30′ de l’émission).

 

4) Françoise Davisse, du journalisme au documentaire

Formée d’abord dans le journalisme, ayant notamment travaillé quelques temps à France 2 (non sans déprime), Françoise Davisse est surtout connue pour son documentaire Comme des lions, sorti au cinéma en 2016. Ici, à partir de son vécu journalistique, elle témoigne d’une vision intéressante des médias (formatage, idéologie etc) et de son basculement vers le documentaire (sans renier les reportages télévisuels qui du moins à une époque passée pouvaient être de qualité tout en atteignant le grand public). Née en Seine-Saint-Denis, ci-dessous elle partage également des affinités naturelles avec la banlieue.

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2 réflexions sur “La victoire des nantis – Festival Résistances 2018

  1. Pingback: Fous à délier – Résistances 2018 | citylightscinema

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