Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme – Sophie Robert (2011)

Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme – Sophie Robert – 2011 – 52 mn

[MISE A JOUR DU 25 JANVIER 2014]

Et voilà, Sophie Robert a tout de même gagné le procès en appel à Douai, dont le verdict s’est tenu le 16 janvier 2014, quasi 2 ans après la censure prononcée en janvier 2012 au TGI de Lille.

Le documentaire Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme est désormais autorisé à la diffusion puisque le jugement reconnaît que le parti pris de la cinéaste a droit de s’exprimer, tandis qu’il n’a pas dénaturé les propos des psychanalystes. Extrait du jugement : « Les psychanalystes ont cependant (…) librement accepté que leur image et leur voix soient reproduites par extraits et sans contrôle sur l’œuvre finale et ne peuvent donc reprocher à un réalisateur d’exprimer son opinion personnelle, même s’ils n’ont pas eu connaissance dès l’origine de cette intention, qui a d’ailleurs pu naître en cours de réalisation. Il s’agit là du principe fondamental de respect de la liberté d’expression des auteurs notamment cinématographiques, comme des journalistes d’investigation. Dès lors, seule la preuve d’une faute au sens de l’article 1382 du code civil pourrait constituer un abus de ce droit si était rapportée la preuve de la volonté délibérée de la réalisatrice de nuire aux personnes filmées, par une dénaturation manifeste de leurs propos et/ou une présentation tendant à les ridiculiser. »

Bravo à la cinéaste qui n’a pas lâché prise, malgré le « mur » que constitue certains dogmes psychanalytiques et la justice qui a donné raison à ses détracteurs pendant deux ans. Un film qui a ce mérite de poser un débat là où il n’y a que peu de remise en cause. Espérons que sa libre diffusion aujourd’hui acquise favorise le débat public sans tabous, quitte à remuer les sphères dogmatiques de la psychanalyse et ses approches contestables, notamment à teneur misogyne. Un mur psychanalytique à briser, tant il peut renforcer aussi des positions qui lui sont traditionnellement opposées, cataloguées « à droite ».

Au-delà il s’agit aussi, bien entendu, des personnes autistes et de leurs suivis adaptés. Un autre débat devrait voir le jour, en lien avec les conceptions sectaires de l’autisme : quelle place réserve t on aux personnes autistes dans nos sociétés ? Sont elles acceptées malgré la différence, parfois sujette à délires théoriques, pas très éloignées des moqueries de nos  instincts d’ « âge bête » ?

Tout en laissant à disposition le contenu de la note ci-dessous (mise à jour en octobre 2013), je propose là le lien de visionnage OFFICIEL du film (euh… payant), accompagné d’un retour complet sur le film et la censure.

 

[mise à jour d’octobre 2013] 

Page  facebook de soutien au film en cliquant ICI  (infos procès en appel etc)

Le Mur, sous-titré « La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme » est un documentaire réalisé par Sophie Robert qui vise à dresser un état des lieux de la psychanalyse. Certains psychanalystes interviewés dans le film ont porté plainte contre la réalisatrice pour que la diffusion du documentaire soit interdite.

La justice a interdit, jeudi 26 janvier 2012, le documentaire. Ce film est une charge vis à vis du traitement de l’autisme en France par la psychanalyse, et dénonce notamment la culpabilisation des mères qui y est opérée. Trois des psys qui apparaissent dans le documentaire avaient saisi la justice pour « atteinte à l’image et à la réputation », estimant que le montage dénaturait leur propos. La justice leur a donné raison et impose à la réalisatrice de retirer de son documentaire les interventions des plaignants. Ce qui revient, de fait, à interdire sa diffusion. « A ce prix-là, n’importe quel documentaire monté peut être interdit », déplora alors l’avocat de Sophie Robert, qui a fait appel.

La censure ne doit pas faire passer au second plan le film en lui-même et comment la psychanalyse peut peser sur la perception et le traitement de l’autisme en France. Par ailleurs, tel en témoigne la censure, ça met en évidence la difficulté de la critique de la psychanalyse, notamment dans ses credos sexistes.  » Je pensais que mon travail serait compliqué puisque les psychanalystes ne sont jamais d’accord entre eux, mais j’ai constaté que la caisse à outils appliquée à l’autisme l’est aussi dans toutes les pathologies : un schéma fondateur unique de toxicité maternelle, avec l’idée que le langage et la conscience de soi se créent en séparant l’enfant de sa mère, que l’enfant est un substitut du phallus, etc. Dans la série, j’expliquerai en détail et de façon contextualisée ces choses évoquées de manière condensée dans Le Mur. Ce titre s’est imposé à moi sur la fin. Je me suis heurtée à un mur idéologique derrière lequel les psychanalystes se sont retranchés. Mais aussi la société française, qui considère qu’il n’y a pas de débat possible sur certains sujets. On ne peut pas débattre de la psychanalyse, y compris entre psychanalystes ! Ce n’est vraiment pas l’image que j’avais de la psychanalyse. Heureusement que j’ai filmé les gens, sinon je ne l’aurais pas cru. Je peux vous assurer que la suite est du même acabit. » Sophie Robert, entretien du 23 novembre 2011 (en entier ICI)

Le film devrait au moins permettre le débat, à contre courant des dogmes, des non remises en causes et ce qu’ils impliquent pour certains enfants et leurs familles. En attendant qu’il puisse se tenir, le verdict du procès en appel est pour le 8 novembre 2013… une question de jours. La cinéaste, en cas de victoire (après quasiment un an de censure), devrait en principe permettre un streaming (gratuit) du film via une Web TV.

Extrait:

 

Une décision de justice qui a également obligé le collectif de soutien « Support the wall – Autism » à retirer d’internet non seulement l’intégralité du documentaire mais aussi TOUS les extraits.

Pour les détails de la censuré opérée également sur internet, cliquer ICI

Ci-dessous, une vidéo relayant des réactions contre la censure du film où des centaines de manifestants ont eu le courage de dénoncer à Paris et Lille le dogmatisme psychanalytique sur l’ autisme en France et soutenir le film Le mur :

 

Un article d Anton Suwalki, publié sur Contrepoints :

« C’est très tardivement que j’ai appris l’existence du film de Sophie Robert « Le mur, la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », qu’une frange de psychanalystes veut faire interdire. Cette tentative de censure est aussi scandaleuse qu’inquiétante pour tous ceux qui pensent que les controverses se règlent par la confrontation d’idées, et non pas devant les tribunaux.

Le peu de réaction des médias face à l’action intentée en justice contre Sophie Robert a inspiré à l’ami Jean-Louis Racca, de l’Observatoire zététique, deux billets sur le blog qu’il vient de créer pour la circonstance : comment expliquer par exemple que Charlie Hebdo, qu’on croyait pouvoir classer parmi les journaux impertinents, à défaut d’être subversif, ne trouve rien à redire à la tentative de censure, y voyant au contraire le moyen d’ « ouvrir l’horizon de cette guerre de tranchées (que se mènent pro & anti-psychanalyse ) » ?

Même si j’étais en désaccord avec le contenu du Mur, je soutiendrais Sophie Robert, question de principes. Mais j’ai bien sûr visionné le film pour me faire ma propre idée sur les accusations de malhonnêteté et de manipulation, voire,pour Caroline Eliacheff, « une pure escroquerie qui serait risible si le sujet n’était aussi grave ».

Toujours selon Eliacheff, la manipulation proviendrait du montage, « l’une de ses techniques a consisté à refaire hors champ une question concernant l’autisme en donnant comme réponse des phrases tronquées extraites d’un autre contexte ».

« Propos sortis de leur contexte », la bonne vieille tarte à la crème des gens qui se lâchent et regrettent après coup leur franchise momentanée. Il est pourtant extrêmement difficile de croire que les psychanalystes interviewés aient été roulés dans la farine. La question de l’autisme n’est en effet qu’un des angles d’un documentaire en plusieurs parties que Sophie Robert comptait réaliser. Même si les questions ont été reformulées au montage, elles collent tout-à-fait aux réponses des personnes interviewées. La thèse de la manipulation est donc une fable éliachevienne.

De son côté, Aldo Naouri prétend : « Cependant, dans le cadre de l’interview que j’ai accordée en confiance à la réalisatrice Sophie Robert, il n’a été à aucun moment question d’autisme dès lors que mes propos, bien plus nuancés qu’ils ne paraissent, étaient destinés à s’inscrire dans un documentaire sur la psychanalyse pour ARTE et non pas sur « la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme ». Pourtant, il parle bien d’autisme, et répond bien à des questions sur l’autisme, non ?

Certes, les psychanalystes ne sont pas à leur avantage dans le film, mais à qui la faute ? La thèse de la caricature ne tient pas davantage la route, car malheureusement, les psychanalystes interrogés sont assez grands pour se caricaturer tout seuls. Les réponses sont d’une grande spontanéité, non soutirées, parfaitement construites par leurs auteurs, et de plus en parfaite adéquation avec les thèses défendues par les principaux auteurs de la psychanalyse sur le sujet. Et pour tout dire, on se demande quels propos plus nuancés absents après montage du film, pourraient contrebalancer les thèses de Bettelheim, Freud ou Lacan parfaitement assumées par les interviewés, ou des interprétations biologiques qui confinent au ridicule. Ou quels propos cachés par Sophie Robert pourraient rendre moins insoutenables les fientes lacaniennes de l’esprit lâchées par une certaine Geneviève Loison ?

Restent à savoir pour quelles raisons des psychiatres-psychanalystes s’insurgent contre un documentaire qui restitue assez fidèlement leurs propos et leurs idées sur la question. S’ils se sont lâchés, c’est peut-être parce qu’au départ, le documentaire devait être pour ARTE. Dans la ligne bobo cucul-turelle de cette chaîne, on aurait pu imaginer les mêmes propos enrobés d’un discours bienveillant propre à endormir le spectateur moyen. Mais dans un film réalisé par Sophie Robert, et produit suite au refus des télévisions par une association connue pour son hostilité aux méthodes psychanalytiques, les rois du divan sont nus, et les préjugés misogynes d’un autre âge érigés en théories abracadabrantes apparaissent pour ce qu’ils sont réellement. »

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Ya Basta ! – Gustave Kervern et Sébastien Rost, résidents du foyer Saint Vincent de Paul de Quinquempoix (2011)

A l’occasion de la sortie du film Le grand soir du duo Gustave Kervern et Benoît Delépine, que je n’ai pu voir, mais ce qui ne saurait tarder éh éh, L’Hybride Lille diffusait le 16 juin Ya Basta !, court métrage de Gustave Kervern et Sébastien Rost (2011). 

La présentation de la démarche, sur le site du film (voir ICI le site) :

Handicap (n.m) : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques. »

 Les 70 pensionnaires de ce centre pour handicapés mentaux prennent plaisir depuis trois ans à réaliser avec leur éducateur spécialisé, Stéphane, des films vidéos. Au-delà de la dimension ludique, ces ateliers de création ont une place dans leur prise en charge : moyen d’expression, d’entraide, de valorisation, de communication avec leur entourage, d’accès à l’autonomie. Véritables aficionados de l’émission satirique « Groland Magzine », ils ont eu l’occasion de rencontrer Gustave Kervern, l’un des piliers de Groland, lors du festival du film de Quend. C’est à partir de cette rencontre que « Ya Basta ! » est devenu possible. Depuis six mois, le noyau dur des pensionnaires désireux de jouer la comédie dans le film, répète, s’informe et rêve à ce court métrage qui est désormais le leur.

    « Ya Basta ! » est pour nous un projet qui va au-delà du simple exercice artistique, c’est un film qui va être projeté à l’échelle nationale et qui propose un regard atypique sur les handicapés mentaux et sur la différence tout court :
    Comment survivre quand un système qui se cherche ne nous le permet plus ?
    Comment accéder à des moments de bonheur quand le simple fait d’être marginal devient un handicap ?

    Les handicapés mentaux, groupuscule le plus représentatif de l’exclusion de pensée, réalité sociale parfois cachée, parfois crainte comme une maladie terrifiante qui peut toucher nos futurs enfants, se retrouvent soudain les ambassadeurs du râle mondial qui vient d’en bas et pointe vers les responsables de la désormais fameuse Crise.
    Vous l’aurez compris, ce message est traité avec humour. On ne s’apitoie à aucun moment sur le sort de nos héros, ce sont eux qui se détournent d’un système qui les boude, et décident de réagir avec leurs armes, pour se construire une place nouvelle et adéquate. Bref, ils nous donnent une leçon.
    Ce film est donc également le résultat de la subjectivité avec laquelle nos héros regardent le monde.

Extraits ci-dessous :

 

Le film est un régal d’humour et de subversion, s’attaquant à l’exclusion et « la crise ». Le film est auto-produit, personne n’a été payé, que ce soit les acteurs-actrices non professionnels et professionnels (Yolande Moreau, Jean-Pierre Daroussin…),ainsi que les techniciens. Je précise donc que le film n’a suscité aucune subvention de la part de l’Etat et du privé (mis à part l’implication de la société Brut Productions), et que seules des souscriptions ont permis à ce film de se faire (clin d’oeil ici à Dominique Abel dont le dernier projet fait appel à souscriptions pour se réaliser, en urgence : voir ici sur le blog).

L’équipe du film se refuse pour le moment à un usage commercial et favorise la diffusion publique, en privilégiant l’accompagnement, en présence souvent du producteur et d’une partie de l’équipe du film, dont les personnes du foyer Saint Vincent de Paul de Quinquempoix (Picardie). Partout où il est diffusé, c’est semble-t-il un grand succès et tonnerres d’applaudissements, avec toujours de chaleureuses discussions, qui n’évitent pas non lus les sujets tendus : tel par exemple le rabaissement d’une « catégorie » (créée par la société) de personnes, la marginalisation en les compartimentant et cloisonnant dans des lieux institutionnels, en les exploitant aussi par le travail (parfois 39heures par semaine, pour un revenu mensuel faible et aux ressources CAF assurées)… L’un des intervenants de la projection à l’Hybride nous rappelait aussi que l’atelier de cinéma n’est possible que dans les temps de « loisir », l’institution ne reconnaissant pas le cinéma comme un « travail ». La place de la culture et de l’éducatif n’a aucune présence possible en terme d’activité reconnue. Et pourtant, le film nous révèle une véritable oeuvre, subversive (peut être gênante ?), où la représentation est prise en main par les personnes handicapées, au-delà de tout discours filmique favorisant la dépossession de soi et ouvre des libertés géniales, à la contamination évidente. Une (des?) barrière s’écrase avec ce film, et l’aspect énorme, très vivant, très remuant, est sans doute l’après projection à cet égard. 

Je ne pense pas m’enflammer en me référant ici à une Histoire importante du cinéma, que l’on ne peut réduire à un terme qui le dessert le plus souvent, dit « militant » : l’épopée des groupe Medvedkine (je renvoie ici à Week end à Sochaux évoqué sur le blog, ICI) ! J’ai eu l’impression d’assister lors de cette projection, que ce soit au niveau de l’atmosphère générale et des échanges post-projection (dans la discussion collective et inter-personnelle) à une dimension peut-être proche. Un conditionnement véhiculé par la société, de par notamment ses représentations d’une « catégorie » de population (ses clichés, ses images de domination…), est brisé et ouvre une brèche incroyable, et ô combien réjouissante. Car il y a une remise en cause de la société tout en mettant en oeuvre un humour fort contagieux. Il ne s’agit pas ici d’une démarche militante dans ses aspects connotés négativement, mais bel et bien de culture et d’éducation populaire.

L’atelier cinéma du foyer Saint Vincent de Paul de Quinquempoix se poursuit aujourd’hui, avec un éducateur très investi, tout comme les diffusions du film qui sont sollicitées, et, je le répète, qui semblent être à chaque fois un évènement filmique et post-filmique, instaurant la parole et un climat vivant. 

Ce soir, à Lille, c’était aussi des personnes d’autres foyers de la métropole, éducateurs-éducatrices et résidentes, qui prenaient part à la soirée… et ça semble donner des idées. Les contacts s’échangeaient…

Bien entendu, « l’aventure humaine » du film vécu par l’équipe du film n’était pas fleur bleue, et on peut imaginer les difficultés de ce cinéma, au quotidien, dans une société qui ne lui reconnaît pas non plus sa fonction sociale, et où seul le travail manuel semble être gage d' »égalité » et de « réinsertion » pour les résidents de foyers. En cette époque d’idéologisation extrême du travail (certaines affiches et discours du Sarkozy, mais aussi les relais jusqu’à l’extrême gauche), il n’y a pas de place pour la culture et la vie autrement que sous sa déclinaison d’exploitation au travail, où le travail est le meilleur argument pour déposséder les gens de leur vie. Ce film est un formidable exemple aussi en ce qui concerne la liberté de la personne de faire des actes, sans la nécessité d’un perpétuel droit de regard et rabaissement, autoritaire et « ghettoisant » : le film ici n’est point l’oeuvre de spécialistes mais de gens qui prennent en main leur représentation et un regard sur la société. 

Gustave Kervern, de par sa participation, tout comme celle d’acteurs et actrices que j’apprécie par ailleurs, et les nombreux-nombreuses techniciens du film, sans commander les résidents du foyer et encadrer strictement la déclinaison du film, démontrent que le cinéma peut être un outil artistique, un acte culturel, à la rencontre du social et non renfermé sur lui-même, dans une tour d’ivoire. C’est ici, nous disaient fréquemment des gens de l’équipe du film, une véritable RENCONTRE réciproque. Comme quoi le cinéma est une forme de libération et de prise en main non élitiste, à la portée de chacun et chacune, à l’encontre d’une société manipulatrice et cloisonnante, intolérante et discriminatoire, inégalitaire et absurde. Une forme d' »engagement » social et artistique. 

Je renvoie aussi, même si c’est assez différent du propos de Ya Basta, au film Tristesse modèle réduit du vidéaste-cinéaste canadien méconnu, Robert Morin, dont j’ai évoqué deux films sur le blog (ICI et LA) : une personne atteinte de l’handicap de la trisomie, fait face à un milieu oppressant – voir un extrait ICI sur le site de la Coop vidéo de Montréal, avec résumé etc. Là aussi il ne s’agit pas d’un travail avec comédien professionnel, et une part d’autonomie a semble-t-il guidé le film, permettant, comme dans l’ensemble des films de Morin qui donnent libre cours à l’improvisation à ses acteurs non-professionnels, une certaine liberté. 

Pour conclure, un grand moment de cinéma libre, de subversion et de chaleur humaine. Et beaucoup d’espoir contagieux, très inspirant… Ça dépasse une simple projection aseptisée de film, c’est un TOUT ! 

Aux dernières nouvelles, le film continue donc d’être diffusé et surtout accompagné… Attendons aussi les suites, qui sait ?

POST SCRIPTUM :

Pour les suites… elles ne sont pas enthousiasmantes, étant donné le licenciement en décembre 2012 du directeur du foyer d’hébergement. J’invite à lire l’article ci-dessous qui revient précisément sur cela. Saccage en parallèle de l’entreprise cinématographique-travail du groupe ?!

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