Wholly communion – Peter Whitehead (1965)

EN ENTIER – VO non sous titrée – 34 mn

L’International Poetry Incarnation organisé par Allen Ginsberg au Royal Albert Hall. Peter Whitehead filme l’évènement, avec peu de moyens. 

Extrait d’interview : « Je suis arrivé le 11 juin 1965 avec quarante minutes de film et une caméra Eclair, j’ai filmé la soirée (il y avait entre autre Ferlinghetti et Corso), au final j’ai utilisé 33 minutes de film, ce qui est pas mal vu les circonstances. Tout a été improvisé, j’ai filmé ce que je pensais être intéressant. Je ne savais pas ce que les poètes allaient dire, je n’avais aucun contrôle sur les lumières, les gens circulaient librement, on me bousculait je me suis adapté. 3000 poètes dans la salle, et au moins le double dehors, attendant de pouvoir entrer. Ce sont les seules images de l’ événement qui existent, rien dans la presse nationale n’avait été annoncé, mais le plus fou est arrivé après, la presse s’est emparé de l’événement, tout le monde en parlait, c’était le premier événement et l’acte de naissance de masse de la contre culture en Angleterre, la rencontre des poètes Beats américains et anglais, il y a eu une véritable interaction, les mêmes centres d’intérêt pour le Vietnam, le racisme, les drogues. Du jour au lendemain tout le monde a voulu voir mon film qui par la suite a fait le tour du monde et finit par obtenir en Allemagne le prix du meilleur film de l’année, la médaille d’or au Mannheim Film Festival, dont l’invité d’honneur, Josef von Sternberg, prit la défense du film quand il a été attaqué.« 

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Pink Floyd, London ’66-’67 // Tonite let’s all make love in London (1967) – Peter Whitehead

EN ENTIER

Voici deux films excellents de Peter Whitehead, évoqué également ICI sur le blog pour le concert de Led Zeppelin au Albert Hall de Londres.

Je renvoie à cette excellente interview de février 2012, permettant un bon retour sur ses films et leur contextualisation ! 

Pink Floyd London ’66-’67, projeté en 2011 à l’auditorium des Beaux arts de Lille, porte donc sur le groupe, lorsque Syd Barrett y figurait encore, à l’occasion d’une session studio. Sont présents ici les deux enregistrements des plus anciens connus de Pink Floyd, alors inédits : les morceaux « Interstellar overdrive » (version longue) et « Nick’s boogie ».

 

Ce précédent film a été réalisé à partir d’une réalisation sur le « Swinging London » : Tonite let’s all make love in London, où alternent morceaux filmés, mobilisations contre la guerre au Vietnam et interviews. Avec Pink Floyd, Mick Jagger, Lee Marvin, Vanessa Redgrave (actrice dans le rôle, par exemple, de Soeur Jeanne du film Les diables de Ken Russell, en entier ICI sur le blog !), Allen Ginsberg, Yoko Ono, John Lennon, Michael Cain…

En voilà donc une version ci-dessous – VO non sous titrée – 57 mn

Led Zeppelin – Live at the Albert Hall – Peter Whitehead (1970)

EN ENTIER – 102 mn

Longtemps inaccessible, ce film a bénéficié récemment de quelques projections publiques en France, bien plus appréciables qu’un écran de PC. Néanmoins, profitons de sa présence sur you tube pour le (re)découvrir et poursuivre la redécouverte en son et images. 

Présentation ci-dessous d’Heure Exquise, à l’occasion de sa diffusion à l’auditorium des Beaux-arts de Lille début 2011 :

« Pour Peter Whitehead, derrière les extravagances des années 60 se dissimulent les germes d’une contre-culture révolutionnaire. Il filme alors les années pop comme un ethnologue.
Caméra à l’épaule, ce dandy «so british» est dans tous les bons coups dont ce concert des Led Zeppelin au Royal Albert Hall de Londres.
« Ce concert était programmé pour le 9 janvier, date du 26ème anniversaire de Jimmy Page. Peter Grant demanda à ce qu’on filme la soirée, qui devait faire l’objet d’un documentaire télé, destiné à être vendu à la BBC et dans le monde. Le concert fut donc filmé (avec 2 caméras 16mm portées à la main) et enregistré sous la supervision de Peter Whitehead, avec le studio mobile du groupe Pye. Finalement, le documentaire ne vit jamais le jour : le groupe trouva les images trop sombres. Le film disparut donc de la circulation pendant près de 30 ans.» Pierre-Yves Cloespin «