Blue movie – Alberto Cavallone (1978)

Italie – EN ENTIER – VO sous titrée anglais – 80 mn

Alberto Cavallone est une figure importante du cinéma bis italien des années 70, ayant réalisé peu de films ( moins d’une dizaine) mais aux parti pris extrêmes et violents vis à vis de la société occidentale : colonialisme (il fréquenta Frantz Fanon à l’université et son film Le salamandre semble être sans aucune concession, réalisé en 1969 en Tunisie, son premier film !), consommation, culture, sexualité… Cavallone emploie des formes proches du surréalisme parfois, et n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Il finit sa carrière avec du porno, par nécessité et sous un pseudo, tandis que son dernier projet Internet story est inabouti, décédant avant sa réalisation. Une page lui est consacrée sur un site internet spécialisé quant au bis/extrême italien : c’est ici sur Maniaco-deprebis (accepter l’entrée au préalable pour public averti).

Les films de Cavallone sont peu édités en VHS-DVD, et surtout pas en France ! Il semblerait que Blue movie soit l’un des rares édités, avec sous titres anglais. Réalisé en 1978, il n’est pas sans rappeler Sweet movie de Dusan Makavejev (ICI sur le blog), ou encore le Salo (1975)  de Pasolini. Il eut un bon succès en salles à sa sortie manifestement, mais il a subi depuis des coupes. Plusieurs versions en auraient découlé, avec absence et réduction de scènes sexuelles (pornos). Ca enlèverait beaucoup au film, d’autant plus que l’usage du porno chez Cavallone ne répond pas à un usage banal et à visée commerciale; au contraire il détestait le film érotique/sexy en vogue contre lequel Blue movie répond en partie, et en voyait toute la récupération commerciale de la société de consommation. A signaler que ce film était apparemment celui dont était le plus fier Cavallone, bien que réalisé avec très peu de moyens. 

Une jeune femme, Silvia, fuit des violeurs et se fait prendre en voiture par un photographe, Claudio, qui l’emmène chez lui. Il a une modèle qui lui obéit dans son appartement, Daniela, devenant peu à peu un véritable objet – l’actrice est Dirce Funari, alors ayant peu tourné et future actrice fétiche de Joe D’Amato; elle  fut marquée par le tournage qu’elle détesta…  Une troisième femme, Leda, sans abri, se retrouve chez Claudio. Silvia développe des hallucinations/fantasmes sexuels. Les trois femmes sont isolées avec Claudio dans l’appartement, et seul un black homo s’y rend de temps à autre. 

Le film me fait penser à Bunuel, tel Belle de jour par exemple pour ce qui concerne les scènes ambiguës au regard de la réalité (rêve ? fantasme ? cauchemar ? réel ?). Le registre des images est flou. Peu à peu le film s’enfonce aussi dans l’enfer et j’en comprend mieux les rapprochements faits avec le dernier film de Pasolini. Une vraie curiosité à voir, dont la version ici présente n’est pas non plus hyper choquante visuellement (y a t il eu beaucoup de coupes ?). Le malaise est davantage produit par les notions floues de réalité, de l’enfermement des différents personnages, d’une réification des corps. Le montage glisse également des inserts déconcertants  (images des camps de concentration etc), qui en disent long sur le point de vue de Cavallone sur la société moderne (Makavejev utilise un procédé similaire dans Sweet movie), tandis que le début du film associe prise d’images et balles de guerre ! Il y a également des notes d’humour (le cercle de production/consommation est sérieusement ironisé dans l’ultime partie concernant la merde et la clope). Le film s’achève comme un cauchemar sans que le degré de réalité soit définissable : l’enfer est là, mais surtout dans le registre mental. Les frontières sont brouillées, et c’est sans aucun doute volontaire. Cavallone s’est beaucoup revendiqué de Sade et Bataille pour ce film…

Publicités

Sweet movie – Dusan Mekavejev (1974)

EN ENTIER – Version italienne non sous titrée – 98 mn

Avec Carole Laure, Pierre Clementi, Sami Frey…

Vecteur.be« La nouvelle Miss Monde se voit offrir comme récompense son propre mariage avec un riche homme d’affaire. Apeurée par la manière dont elle est traitée par son futur mari lors de leur premier rendez-vous, elle fuit. Sa course infernale la mènera à une communauté aux mœurs assez légères. Pendant ce temps, un bateau remplit de friandises descend la Seine. Une jeune femme charme de nombreux partenaires à bord de ce navire surplombé d’un portrait de Karl Marx. Elle ne se contente pas d’assouvir les pulsions de ses multiples conquêtes. Elle assassine également ses proies les unes après les autres. Sweet Movie remet brutalement en question nos mœurs occidentales. Nos rapports sociaux, nos fondements socio-économiques et même notre sexualité n’échappent pas à la subjectivité de Dusan Makavejev. Son regard critique a valu à ce long-métrage d’être banni ou recoupé dans de nombreux pays. »

Je glisse un extrait d’une rapide chronique de Shangols à propos de ce film… :

« Makavejev veut choquer le bourgeois et il sort l’artillerie lourde: scène de bouffe bien dégueulasse (se cracher les aliments à la gueule, jamais essayé – pas tenté non plus (bon attendez et là je commence, ça va toujours crescendo…)) qui n’a rien a envier à Marco Ferreri, enchaînée avec des vomissures qui m’ont un peu coupé l’appétit, je l’admets volontiers, et pis quelques petites scènes scato  (ouais chier dans des assiettes, est-ce vraiment raisonnable? Faut bien s’assurer de sa compagnie quand même) pour parachever et vous mettre l’eau à la bouche… »

Cafe flesh – Stephen Sayadian (1982) // Boogie nights – Paul Thomas Anderson (1997)

USA – EXTRAITS

Voilà un film complètement inouï, un véritable OVNI. Signé à la base par le pseudonyme Rinse Dream, je le découvris très tard dans la nuit et je me pris une véritable claque alors. Intrigué par un rapide écho, je ne savais pas sur quelle oeuvre j’allais tomber. L’atmosphère de science-fiction dégagée, le propos noir sur la sexualité et les corps du « futur » après une apocalypse nucléaire, les imageries hallucinantes, la BO qui est dingue tout à fait en phase avec les images… Classé « pornographique » (il me semble), le film n’est pas un porno tel qu’on peut l’entendre aujourd’hui. C’est au contraire, de ce point de vue, comme une mise en abîme du porno, une vision annonçant le devenir du cinéma porno, et la réification notamment des corps, ce cinéma relégué dans le marché vidéo et les « oeuvres » pauvres véhiculées (Café flesh aura ceci dit un grand succès sur le marché de la vidéo !). On peut y voir comme une annonce, avec le recul d’aujourd’hui, de l’industrialisation de cinéma, autrefois clandestin mais plus imaginatif, créateur, avec son lot d’exubérances; les années 80 sont en effet le tournant conduisant à l’explosion de la vidéo et du porno amateur, ainsi qu’aux réseaux de diffusion de plus en plus mercantiles, contribuant à une production de masse.  La sexualité vivante disparaît, elle est devenue fonctionnelle, hiératique, froide. Pour ce qui est de la production visuelle, c’est le règne de la standardisation, de la répétition clinique du désir et du plaisir.  

Nous sommes dans le film avec une démonstration du corps qui n’est plus que mécanique, où le désir et le plaisir sont comme un mythe perdu. L’imaginaire libre semble absent du désir qui est imposé par des saynètes incroyables : le désir et le plaisir sont possédés et monopolisés par le « spectacle » des saynètes, devant des spectateurs morts-vivants. Le public « fantasmant » devant celles-ci en dit en effet beaucoup; c’est comme un voyeurisme impuissant devant un sexe laid, effrayant, froid, dégageant peut être une critique de la misère sexuelle, où la marchandisation a fait ses dégâts. Y a t il peut-être comme une virtualisation extrême du rapport du spectateur-public dans le film/spectateur des films (derrière les écrans de T.V etc) au sexe, désir et plaisir, dépendant du statut réifié de la sexualité, contrôlée de A à Z par le nouveau registre des images standardisé ? J’extrapole peut être, mais ce film m’a donné de telles sensations alors. Peut être devrais-je le revoir une seconde fois, et davantage apprécier aussi un second degré, où l’humour n’est pas absent; je pourrais peut être dépasser la fascination de la première vision éh éh. En voir d’autres aspects aussi. Car il y a des imageries recherchées, dans un décor space. Car le film n’est pas que « porno », c’est aussi un climat futuriste, hors-normes, se prêtant à diverses réceptions et ressentis, à coup sûr ! Véritablement un OVNI. 

Deux suites ont été réalisées à ce premier opus, mais il semblerait qu’elle n’aient plus rien à voir… 

Je vous renvoie aussi à cette chronique du très bon site Devildead, fertile en inspirations de films à tenter de voir, souvent méconnus (conseil de cinéphile). 

Deux extraits disponibles, dont surtout le premier, qui est l’ouverture du film. Superbe moment que cette amorce de la première saynète… de quoi vous intriguer, j’espère. Car encore une fois mes impressions données en introduction de ces extraits ne visent nullement à réduire ce film à ces aspects !

 

En parallèle, pour ce qui relève du cinéma porno des années 70 et 80, je renvoie inévitablement à un film de fiction du cinéma indépendant américain, fort réussi, de Paul Thomas Anderson : Boogie nights (1997). Un film qui peut se voir en partie comme une vision documentaire de ce cinéma, entre plaisir, bas-fonds, kitsch et industrialisation croissante, avant l’arrivée de la vidéo (une industrialisation du plaisir annonçant le tournant des années 80 ?). Car c’est encore le Cinéma avec des tournages « rigoureux » (si je puis dire). Peu à peu les personnages, très attachants  (Mike Wahlberg dans le rôle principal, mais aussi Julianne Moore !), se dégagent subtilement, se complexifient (un côté social d’ailleurs émerge) et le film est un véritable petit bijou. Réflexif, drôle, dramatique et évoquant donc un certain porno, sans tomber dans le potache à tout va, et avec pour ce qui nous intéresse ici le déclin annoncé de ce cinéma… Le film ne juge jamais ce cinéma en fin de compte et laisse au spectateur en faire son impression. Il lui donne juste visage humain et social, sans jamais tomber dans la caricature négative, ni l’apologie et surtout évite donc tout moralisme ! Quant aux années traversées, la BO est bien choisie, aspect non négligeable de la réussite du film. Bref une oeuvre qui garde trace et témoigne donc d’un certain cinéma disparu, et le premier GRAND film de Paul Thomas Anderson, réalisateur américain contemporain que je trouve incontournable (Magnolia, There will be blood etc)…

Extraits :

Trailer (VOSTF) :

 

Ouverture :

 

Scène de la fête dans le « milieu »: 

 

Scène terrible :

Les conspirateurs du plaisir (Spiklenci slasti) – Jan Svankmajer (1996)

République Tchèque – EN ENTIER – Sans dialogues – 82 mn

 

Présentation sur Angles de vue   
 
« Il s’agit d’une exploration sans parole (le film n’est pas muet puisque les bruits et les musiques sont là) des styles de vie érotique de six personnages, de condition différente, mais vivant tous dans le monde moderne d’après la révolution de velours de 1989. La divulgation au compte goutte de l’intimité la plus profonde de chacun d’eux crée un suspens irrésistible. La quête du plaisir est représentée par une série d’actions concrète qui s’apparentent à un bricolage dont on ne comprend d’abord pas les tenants et les aboutissants. Chacun des personnages est en effet en quête de divers objets matériels qu’il se procure de toutes les manières possibles et qu’il assemble à sa guise. Au terme d’un travail manuel méticuleux, les différents objets se révèlent être des « machine à plaisir » dont l’utilisation, dans un délire surréaliste, traduit l’épaisseur d’une vie intérieure riche en manies et en fantasmes.  Si dans tout cela rien ne transparaît qui soit racontable, c’est parce que justement, pour l’une des rares fois, le langage de l’image est porté à son point culminant, ce qui le rend peu traduisible en mots.

 Cette œuvre évoque pour moi la corruption de la vraie communication entre les êtres que les moyens techniques de la civilisation capitaliste ont induite. Plus que l’illustration de recherches artistiques ou d’une sensibilité surréaliste, ce film met en scène l’extraordinaire gâchis du plaisir humain au sein de la broyeuse machine économique moderne. » 

 

Les pays loin (1965) / Les amours jaunes (1958) – Jean Rollin (courts-métrages)

EN ENTIER

Les pays loin – 15 mn

Surprenant court métrage, qui n’est pas sans rappeler certains aspects de La rose de fer

 

Les amours jaunes – 10 mn

Évocation de l’oeuvre de Tristan Corbière.

 

Pavel Klushantsev – Cinéma de science fiction soviétique

Pavel Klushantsev est un précurseur du cinéma de science fiction soviétique, et fut longtemps indétrônable à ce niveau. C’est ainsi que malgré des reproches faits sur certains de ses films par le pouvoir, il ne fut pas inquiété outre mesure étant donné son savoir faire indéniable. Certains de ses films ont eu une influence sur le cinéma américain (dont 2001 Odyssée de l’espacede Stanley Kubrick), à un moment où l’URSS rivalisait et semblait gagner la « bataille » de l’espace. Grand inventeur, pionnier d’effets spéciaux en plus d’un aspect « scientifique » à des fins de propagande, les films de Pavel Klushantsev valent le grand détour, malgré des films, ici, non sous titrés : vraiment excellents, surtout quand il se met à la fiction, où la dose d’inventivité et de mystère ainsi que l’atmosphère sont étonnantes, et bien entendu des aspects bien kitsch aujourd’hui !  Très intéressant en même temps sur l’époque et les enjeux de l’espace, quand américains et russes étaient au coude à coude, voire avec une avancée de ces derniers en la matière. Le cinéma ici témoigne d’une certaine vitalité en science fiction ! JE RENVOIE A CE TRES BON ARTICLE (dont découle pour l’essentiel cette présente note), concis et intéressant, avec des liens en fin de texte, sur le site Der komissar: « Anthologie du cinéma de science-fiction soviétique (1) : Pavel Klushantsev »

 

En route pour les étoiles (Road to the stars) – 1957 – 50 mn

Début du film en VF (12 mn) :

Résumé :   » Le documentaire débute par un préambule qui se termine avec cette citation de Constantin Tsiolkovski: «La Terre est le berceau de l’humanité mais on ne passe pas sa vie au berceau». Suit une évocation de la vie de Tsiolkovski, qui tout en enseignant à l’école primaire de la dévote ville deKalouga, s’échappait de l’atmosphère confinée de son milieu en faisant des recherches en astronautique. On le voit expliquer les notions de base à ses élèves par le truchement de dialogues conviviaux, de dessins et d’expériences simples qui rendent les raisonnements accessibles aux enfants mis en scène et par conséquent aux spectateurs qui peuvent ainsi tirer profit du cheminement. De la sorte sont présentés la vitesse circulaire, la vitesse de libération, la réaction qui peut permettre d’avancer dans le vide, la nécessité d’inventer un carburant plus performant que la poudre, le schéma de la fusée, etc… Toutes ces études sont détaillées dans un livre de Tsiolkovski publié en 1903: «L’exploration de l’espace cosmique au moyen d’engins à réaction». Malgré le dédain avec lequel ses travaux sont reçus, il continue ses recherches pour trouver le combustible adéquat. Il se rend compte qu’une seule fusée ne peut atteindre la vitesse orbitale qui permet d’échapper à l’attraction terrestre. Il en arrive au train de fusées c’est-à-dire à la fusée à étages qui s’allège au fur et à mesure que ses parties se détachent et qui permet aux segments qui continuent leur course de s’élancer non pas à la vitesse initiale mais à partir de la vitesse déjà atteinte. Ses travaux trouvent des échos dans le monde; par exemple Hermann Oberth lui écrit, Max Valierexpérimente le traîneau fusée, Reinhold Tiling périt dans son laboratoire en faisant des recherches sur les carburants, en 1929 Robert Goddard conçoit une fusée qui s’élève dans le ciel et en 1933, c’est au tour des ingénieurs soviétiques d’expérimenter avec succès leur première fusée. Le 4 octobre 1957, Spoutnik est lancé: l’humanité commence à sortir du berceau. Cette première partie qui prend à peu près la moitié du film se termine par une autre citation de Tsiolkovski: «D’abord il y a la pensée, l’imagination, le conte; ensuite vient le calcul scientifique et pour finir la réalisation couronne la pensée».   Résumé de la seconde partie: projetons-nous dans le futur. Ce sera le premier vol spatial d’essai de quelques heures avec trois hommes, fruit du travail de dizaines de milliers de personnes, d’innombrables centres de recherche, de bureaux d’étude, de laboratoires. C’est le cérémonial du premier lancement: la fusée à plusieurs étages est dressée sur la plateforme mobile qui l’a amenée sur le pas de tir. Puis c’est le compte à rebours, la foule des techniciens, des ingénieurs, des responsables de l’évènement qui assistent au départ et enfin le décollage. Dans l’habitacle de la fusée, les cosmonautes sanglés sur leurs couchettes subissent l’énorme pression des accélérations avant d’être en état d’apesanteur, phénomène expliqué par une animation. C’est la sortie dans l’espace où le premier piéton dans sa tenue hermétique est relié à la fusée par un câble qui ressemble à un cordon ombilical. Ce sont les techniciens qui au sol restent en contact avec ces «fils» de la Terre dont on peut voir, la nuit, le vaisseau qui n’est plus qu’un point lumineux qui file silencieusement dans le ciel étoilé. C’est le retour avec le freinage et la descente en spirale puis l’amerrissage avec la récupération des glorieux voyageurs par une vedette. L’étape suivante est la construction d’une station orbitale où des dizaines de vaisseaux ont amené les matériaux nécessaires à sa réalisation. Elle est divisée en sections séparées par des portes étanches qui isolent la partie détruite en cas de choc avec une météorite. À bord de ce «mécano géant» se trouvent une station météo, un observatoire astronomique, un laboratoire où des physiciens font des expériences, une serre où des biologistes étudient le comportement des plantes. D’autres spécialistes surveillent le déplacement des icebergs, retransmettent des images télévisées, étudient les rayonnements cosmiques, etc… Simultanément une fusée transporte des cosmonautes sur la Lune. Cet astre désert et silencieux est appelé à devenir une base de lancement pour la conquête d’autres planètes du système solaire. En guise d’hommage, le film se termine avec une autre citation de Tsiolkovski: «L’impossible aujourd’hui sera possible demain». »

EN ENTIER – VO non sous titrée 

 

EXTRAITS – La planète des tempêtes (Planeta Bur – Planet of storms) – 1961

Une expédition de cosmonautes soviétiques, formée de trois vaisseaux spatiaux, part pour Venus. A l’approche de la planète l’un des vaisseaux est détruit. L’un des deux autres va atterrir sur Vénus tandis que le dernier, à bord duquel est restée une femme, reste sur orbite et sert de lien entre la planète et la Terre. Deux groupes de cosmonautes atterris à des endroits différents vont à la rencontre l’un de l’autre et font leurs premières découvertes d’inquiétants animaux. Dans l’un des groupes se trouve un étranger et son robot « John ». Survient alors une immense éruption volcanique qui menace de tout bruler…

Une bande annonce américaine :

Extrait en VO sous titrée anglais :

Planeta Bur est sans doute le plus célèbre film et le plus accessible (pas sur la toile ceci dit…) du cinéaste russe. Il a eut aussi beaucoup d’impacts sur le cinéma américain, avec des reprises quasi littérales de ce film, ainsi dans :

Voyage to the Prehistoric Planet – Curtis Harrington (et produit par Roger Corman) – EN ENTIER ci-dessous – VO – 1965 – 73 mn

 

et Voyage to the Planet of Préhistoric Women (Voyage sur la planète des femmes préhistoriques) – Peter Bogdanovich (et produit par Roger Corman) – EN ENTIER ci-dessous – VO – 80 mn – 1968

 

EN ENTIER – Luna (La lune) – VO non sous titrée – 1965

Un film documentaire et scientifique ici, mais certains passages révèlent là encore de l’inventivité, surtout en deuxième partie, où les sous titres ne sont pas indispensables pour cet aspect. 

 

Mars – 1968 – 50 mn

Un rappel historique de la fascination exercée sur les hommes par la planète rouge, ses caractéristiques ainsi que les connaissances théoriques que l’on en avait en 1968 ( dont la probable existence de végétaux, peut-être de vie animale ou de civilisation disparue) et enfin la conquête de la planète par l’union soviétique (en fait d’abord un chien dans la grande tradition russe puis l’homme).

Extrait (rapide) :

 

Un documentaire danois a été réalisé sur Pavel Klushantsev en 2002 : The star dreamer (Le rêveur d’étoiles), de Sonja Vesterholt et Mads Baastrup. Extrait, en VO non sous titrée (10 mn) :

 

Bien entendu Pavel Klushantsev n’est pas le seul représentant de ce cinéma de science fiction soviétique. J’aurai l’occasion d’y revenir sur le blog dans une (ou plusieurs) prochaine note avec liens conséquents. En attendant :

Au devant du rêve (Mechte navstrechu) –  de Mikhail Karzhukov et Otar Koberidze – VO non sous titrée – 1963 – 63 mn

Quand les habitants du système Alpha du Centaure découvrent l’existence de la Terre, ils envoient un astronef habité à notre rencontre. Malheureusement, suite à un incident, leur appareil s’écrase sur Mars. Mis au courant, les Russes décident alors d’envoyer sur la planète une mission de secours à bord de la fusée Océan.